‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 9 sur 241 · I . Voir Appendice, a · texte numérisé non relu

I . Voir Appendice, a

i. Gttsp. Colinii CtuteUonii eiia, p, 5; < Horuit autcm Caspar hujus nostri

> (uUer auli regc Francisco prinio... ciini in arce, quar oppido Castellonio prw- % (iilel, doniieilium bnlieret, GallicA eonsueiudiue CatteltouU douiiiius appplla-

* tUf Mt. Vnà^ ragno:nen ad Qlios ac nepuies pi'upagatuni. >

meure, dans l'emploi de son activité et de ses connaissances, fidèle aux traditions d'un glorieux passé. Doué d'une expérience consommée, quant au maniement des affaires d'État, haut placé dans la confiance et les faveurs du monarque, il occupait, au début du XVI* siècle, une grande position*. Il avait, par son crédit, préparé l'avenir de ses enfants; mais, s'il était, en 1514, rassuré en ce qui concernait ses quatre fils', il se préoccupait avec sollicitude de l'isolement relatif dans lequel vivait sa fille, depuis qu'elle avait, en 1510, perdu sa mère* et connu, un an plus tard, les douleurs d'un veuvage prématuré. Il l'avait mariée, en 1505, à un gentilhomme d'une puissante famille de Picardie \ à Ferry II de Mailly, baron de Conty, chambellan du roi, capitaine de cent hommes d'armes de ses ordonnances et sénéchal d'Anjou ^ Cette union, de laquelle étaient nés, les 28 avril 1508 et 13 septembre 1509, deux enfants, Jean et Louise de Mailly*, ne devait pas être

1. A. Duchesne, Hist de la maison de Montmorency^ p. 355, 356, 357. — Désormeaux {Hi$t. de lamême maison^ t. 1, p. 78, et ibid., p. 396 à 408) fournit divers détails intéressants sur la vie de Guillaume de Montmorency. On en trouve aussi d'autres qui touchent uniquement à Tintimiié de la vie privée, dans quelques lettres de Guillaume à son fils Anne (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 4754, f^' 1, 5, 6, 12) et dans une lettre de Louise de Montmorency à son frère, de LaRochepot (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 4754, ^ 83).

2. Ses fils étaient : 1^ Jean de Montmorency, qui fut seigneur d'Écouen ; ^ Anne, qui devint duc, maréchal, grand-mattre et connétable ; 3"* François, qui fut seigneur de La Rochepot, gouverneur de Paris et de l'Ile-de-France, 4° Philippe, qui entra dans les ordres. (V. Duchesne, p. 365, 368, 369, et Désormeaux, t. I, p. 78, 79.)

3. Anne Pot, fille de Guy Pot, chevalier, comte de Saint-Pol, seigneur de Damville, de la Roche de Nolay, de Château-Neuf, Thoré, la Pnine-au-Pot, conseiller et premier chambellan des rois Louis XI et Charles VUl. Anne Pot mourut, au château de Chantilly, le Si février 1510. (Duchesne, ouvr. cité, p. 353, 356).

4. Bibl. naL, mss. f. fr., vol. 8177, f>« 190, 193, 435, Inventaire de titres dressé par Cl. Colladon. — Clairambaut, Extrait de la généalogie de la maison de Mailly j in-f» 1757, p. 2.

5. Bibl. nat., cabinet des titres, collect.de p. et mss.: V. Mailly, cah. 1-28,1^21, etcah. 44-68, f 54, — Clairambaut, p. 12.

6. Livre d'heures de Louise de Montmorency. — Le Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français (2« année, p. 4, 5, 6,; contient divers détails relatifs à ce livre. Louise de Montmorency y mentionnait les événements de

de longue durée. Ferry de Mailly, alors qu'il se signalait, àcôlé de Bayard, sur les champs de bataille d'Italie, reçuL une blessure mortelle el succomba à Milau, en décembre 151 1 ', laissant sa veuve enceinte d'un troisième enlanl, auquel elle donna le jour le fti juin 1512. Cet enfant était Madeleine de Mailly'.

Guillaume de Montmorency, lorsque la main de sa fille lui fut demandée par Gaspard de Coligny, qu'il avait appris à conasltvù, n'hésita pas îi la lui accorder. Nul choix, de la part de ce dernier, ne pouvait être plus heureux que celui qu'il fil, car Louise de Montmorency alliait à la distinction et à l'aménité de caractère une grande fermeté de principes; et sapiété, ses vertus, la pureté desesmœui-s, lui avaient concilié le respect et la sympathie de tous.

Le i" décembre 1514. furent arréti'-es, au château d'Écouen, en présence de Guillaume de Montmorency, les conventions civiles du mariage de sa fille avec Gaspard de Coligny'. Le mariage fui célébré le lendemain '. Louise de Montmorency quitta le toit paternel pour aller habiter le château de GhâliUon-sm-- Loing.

Son mari, qui ne portait alors d'autre titrequecclui deche-

fimille au souvniir desquels cll<t uUucliiiit une haulu împortRncc. flous nun>as plus d'une fois orcnsipD tlir recourir uiix nietilions inanuscriUs qui se lisent eu marge des feuillrts du livre il'heures dont il s'agit.

I. Chron.de Bayard, par Le loyal Serviteur, chap. xlvi[. — Livre d'heures de Louise lie Monimorcncy. — Clairambaul, p. 12. — Branlâme l^dit. Lud. Lainnne, I. III, p. li) dit : I M. de Conly... mourul, auprès de Milan, en une charge qu'il r fil l'outre lesSuysses... CeliriireM. de BuyarJ,le leiidtiiuain Jeccsie mort et def- 1 htcte eut liicnlilst raison et la revimehe : car anssitosl en ayant sçeu nouvelles, » mont» â cheval el alla après, el rencontra cinq cens de ces Suysses qu'il mît

* tous au tranctiaul dr l'espi^e, snus en garder un seul, et en la mesrae place oà t M. de Conty avoit est>^ devrait et tué ; qui leur senit autant d'autel pour faire > tacrillco de ces gens aux iDlnes de M. de Conty et à ceux de ses gens d'ar-

• niea \h luet; ce qui fut un grand heur pour H. de Bayard. >

i. Livre d'heures de Louise de Montnion'iicy. — BihI. nat., cabinet des litres, colk-cl. de p. el uiém.: V» Mailly. caliier I à iH, C H. S. Du ttouchel, p. SSfi. ^T, 388.

i. bu Ikiuchel, ibiii.

valier * , dut à la faveur royale de pouvpii* pi^sque aussitôt joindre à ce titre ceux de conseiller et de chambellan, et de se voir appelé, le 12 janvier i515\ au commandement d'une compagnie de cinquante lances fournies des ordonnances du roi, dont le nombre fut ultérieurement augmenté'. 11 ne tarda pas à combattre en Italie, sous les yeux de François I". .

Le 4 novembre 1515, Louise de Montmorency donna le jour à un fils, qui reçut le nom de Pierre*.

En 1516, Gaspard de Coligny fut chargé de la grave et difficile mission de réprimer les déprédations commises à l'intérieur du royaume par les gens de guerre et les vagabonds ; mission que le monarque jugeait ne pouvoir être efficacement rempHe que par un chet d'un rang supérieur dans l'armée. Or, les maréchaux de France, dont le nombre réglementaire était, à cette époque, au complet, se trouvaient presque continuellement occupés audelà des frontières. Cette circonstance amena François I" à créer en faveur de Gaspard de Coligny une exception destinée à lui conférer les pouvoirs nécessaires pour agir ; il le nomma provisoirement maréchal, en attendant que la première vacance à intervenir lui permît de remplacer, à titre définitif, un des maréchaux aloi^ en activité de service. Des lettres-patentes du 5 décembre, contenant sa nomination, non-seulement précisèrent l'état de choses auquel il y avait lieu de remédier, mais de plus mirent en relief sa brillante conduite dans le passé*.

A dater de sa nouvelle promotion, Gaspard de Coligny ne fut

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