‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 10 sur 241 · Du Bouchet, p. 295 : provisions du 16 décembre · texte numérisé non relu

Du Bouchet, p. 295 : provisions du 16 décembre

A. Dans son livre d'heures, Louise de Montmorency mentionne, en ces termes, la naissance du premier enumt issu de son second mariage : < Le diman- » che un* jour de novembre mil V« XV fut né Pierre de CouUigny, à Chàtil- > Ion. >

5. V. ap. du Bouchet, p. 292, 293, les lettres patentes du 5 décembre 1516.

plus désigné sous d'autre quatification que celle de mar^clial de ChâUllon'.

Le 10 juillet 1517, Louise de Montmorency accoucha, au chàleau de ChftltlIon-sui-Loing, d'un second fds, qui fut noinnifi ' Odet'.

Son mari, dans la situation prépondérante, quoique provisoire, que lid avaient créée les lettres- patentes du 5 décembre 1516, s'était acquitté avec succès de lamission, à la fois militaire et administrative, qui lui avait été confiée ; il en fut doublement réi:ompensê, en un seul jour, par la consolidation delà dignitédont le monarque l'avait antérieurement investi, cl par un nouveau lémoignî^e de la confiance royale. En effet, le 6 décembre 1518, inlel•^"inrcnl deux décisions souveraines, dont l'une l'éleva au rang de maréchal de France ordinaire, t^n remplacement de Jean-Jacques Trivulce, décédé',' et l'autre le commit pour recevoir, au nom de son souverain, les villes de Tournay, SainliVniand et Mortagne, ainsi que tout « le pays de Tournesis », dont la restitution par le roi d'Angleterre avait été stipulée dans un traité conclu, le 4 octobre 1518, entre ce piince et François \"\ Lors de celte restitution, eut lieu, dans la con-

1. CeU(^ iiualinealioii lui est aUriliu^c dons un ilocuniuiit d'uni.' dûle rnpprochio de celle de sn promolion, soToir; ilatis VExU-isit de t'oj-dre observ au nacre et couronnement à St-Dfnys, et à l'entrée à Pari» de la reine Ciantte, AUe du roi Louis XU et première femme du roi Fiançais l", fan MDXVU. (Du Buucliel, |>. 'HXi, £94).

3. Livre d'Iieures ilc Louise de Monliiiureucy ; < Le X' juur d<^ juillel t mil \' \\H, fat ni^ Odet d>- Caulligny, un vendrcdy, à Chastillou. >

X y. ip. ilu Douchet, p. 205, 290, la déciàon royale du G décembre 1518, — Daniel, Hiât, de la milice françaite, iii-i", i. Il, Ht. IX, chup. i, p. 7.

1. Betlefor.-M. Armalei, t. 11, t°UI6,ami. 1518.— Du Boucliet, p. 290, i91, tS». — Gaillard. Hist. de François 1", ùdil. de 181!), l. l, p. 253, 2JL — Le Glay, AVi/oc. diplum. entre la France el l'Autriche, au XVI- liecU; iii-l\ t. II, p. 17'J A IHd. — Voir li- texte ilu Irnilé du 1 octobre 1518 dans llutnonl. \Cùrps unit. Jfllfom., édit. de 1726; in-P*, t. IV, part. I", p. 275 etsuiv.) el l'acli^ d(^ rt^siituiion du lU février 1519, dam Ilymer (Ftfrfern, omventianes.vtc. L VI, pari. I", p. ITBJ,

trée qui faisait retour à la France, une manifestation, qu'un contemporain *, peut-être .dans la pensée de léguer un enseignement aux générations futures, atteste en ces mots : c Arrivant

3 le mareschal de Chastillon à Toumay, luy furent livrées par

» les députez du roy d'Angleterre la ville et la citadelle avec » toutes les choses contenues audit traité *. Et fut reçu ledit ma- ]> reschal par les habitans en la plus grande joye que l'on eûst

> sceu recevoir la propre personne du roy ; et mesmes les cita-

> dins, pour monstrer l'affection qu'ils portoient au roy, firent » les feux de joye, par les cantons de la ville, des bans et sca- » belles sur lesquelles s'estoient assis les Anglois, donnant par là » à entendre qu'ils ne désiroient jamais retomber soubs leur » authorité. »

Lors de la mission du maréchal de Châtillon dans le Tournaisis, Louise de Montmorency lui donna un troisième fils.

Cet enfant devait un jour, par la fermeté de ses convictions religieuses, par son patriotisme et son héroïque abnégation, élever à l'apogée de la grandeur le double nom de Coligny et de Châtillon. Saluons ici, dès le berceau, l'homme éminent dont nous nous proposons de retracer la vie !

Son père voulut qu'il portât le même prénom que lui.

Divers écrivains ont à tort fait remonter la date de sa naissance, les uns, à l'année 1518, les autres, à l'année 1517, un dernier, à l'année 1516^. Louise de Montmorency doit seule être crue, alors qu'avec l'autorité d'un titre, celui de mère, devant lequel tous les autres s'effacent, elle fixe au 16 février 15191a naissance de son fils Gaspard*.

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