Voir AppendicCy n
» prisonniers ait esté remis pour eslre traicté et accordé pur le B moïen des ambassadem-s, sy ne sçauroil-ii estre que bien fort ■ » honnesle que monseigneur l'admirai prie l'empereur et le roy !• il'Auiîlctcrre ou bien leurs ministres d'y vouloir faire mettre ï une telle fin que requiert cette réconciliation d'amylîé d'entre » leurs majestez, et cependant de leur donner telle liberté sur
• leur foy, qu'ils se puissent ressentir du bénéfice de la Iresve » et se relever aucunement de l'ennuy de si longue prison et
• aussy de la grande despense de gardes qu'ils ont eue ordinaire- » ment sur les bras, commo il sera laict en semblable de nostre » part. — Et si davantage pendant que niondit sieur Tadmiral j sera par deli\, l'on voulloit tellement enfoncer le faict desdits ■ prisonniers, qu'il veist qu'il y eust moïen d'y prendre une
> bonne résolution, il ne fera nulle difficulté d'y entrer avec » l'assistance de l'ambassadeur, et ce, suivant les partis tpie l'on
• luy on a faict sçavoir et desquclz luy et ledit ambassadeur sont
> si bien et si particulièrement instruits qu'il ne s'y peull rien
• dire davantage ny adjouster par cette présente instruction. » Peu de joui-s après, le 14 mars, le moment du départ étant
venu, Coligny se rendit ii Péronne a pour y dresser son équipage ». Il ne tarda pas à y être rejoint par S. de l'Aubespine, Damville, de Méru, de Charny, de Piennes, de Lislcnois, de Sipierre, Genlis, par plusieurs autres seigneurs de liant rang, et par tous les capitaines et gouverneurs des diverses villes et places de la Picardie. Le nombre de tous les personnages qui (étaient venus ainsi se grouper autour de l'amiral s'élevait à mille environ.
Recueillons maintenant sur son voyage, sur son arrivée îi Bruxelles et sur la première partie de son séjour dans cette ville, les détails que nous fournil le récit d'un contemporain bien informé * :