‹ Gaspard de ColignyChapitre 136 sur 226 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

Du parlement, l'amiral se rendit à Saint-Germain pour y saluer le duc d'Anjou, ne resta que peu de jours à Paris, cl en partit, le 30 janvier, pour retourner à Châtillon.

Le lendemain, 31, le maréchal de Montmorency écrivit au connétable* : « Le s' Hiéronyme s'en allant à la court, je l'ay » prié de témoigner tant à leurs majestez qu'à vous, raon- » seigneur, le repos et tranquillité qui est en ceste ville, en ia-

> quelle l'arrivée de M. l'admirai a esté Irèsdoulce et son séjour D de mesmes, sans que homme vivant aye eu, pendant qu'il a y> esté icy aulcune injure ne dommaige. Il fust samedy bien j> accueilli du parlement où il parla, toutes les chambres as- » semblées. Dimanche il feust à Saint-Germain-en-Laye faire la » révérence à monseigneur d'Anjou, hier il partist pour aller

> droict chez luy, bien content d'un chacun et avec grande salisi> faction de tous, ainsy que vous le desduyra ledit s' Hiéro-

D iiyme Je vous suplye très humblement qu'il vous plaise

» de bien remonslrer à la royne qu'elle regarde aux effeclz des D services que je faictz icy à leurs majestez, qu'elle trouvera j^ utiles et nécessaires pour le bien de leurs affaires, et non pas » aux artifices et desguisemens de ceux qui, pour leur intérêt » particulier, calomnient mes actions, lesquelles, quoy qu'on y> puisse dire, sont telles que Paris ne feust jamais en meilleur y> estât ny en plus grand repos ny plus obéissant au roy qu'il est >

Coligny, dès qu'il fut rentré dans son château, adressa au roi une dépèche par laquelle il le rassurait sur l'état de la capitale, en lui parlant du court séjour qu'il Venait d'y faire, dans un intérêt d'ordre public.

Le roi, ou, pour mieux dire, la reine mère, n'en conservait pas moins de vives craintes, à raison de l'influence que pourraient exercer ultérieurement sur la population parisienne Coligny, d'Andelot ou certains autres grands seigneurs, s'ils se

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