Archives de Genève, n
j) blancs signez, vous en baillerons cy-après tels autres actes ]> et instruments que vous vouldrez demander, vous vous pou- » vez asseurer qu'en meilleure occasion ne pouvez-vous vous y> employer pour Tadvancement et la gloire de Dieu comme.... » pour Testât que nous en faisons sur la confiance qu'avons 3) de vostre "bonne amytié et affection en nostre endroicL »
Les confédérés, craignant que l'armée royale ne les assiégeât dans Saint-Denis, abandonnèrent cette ville et se rendirent à Montereau.
La princesse de Condé et Charlotte de Laval étaient venues au devant d'eux * : le prince et l'amiral assurèrent aussitôt leur acheminement vers Orléans, dont de Lanoue venait de se rendre maître, et où elles seraient en sûreté, ainsi que leurs enfants.
De Montereau, dont la garde fut confiée à un officier d'une bravoure éprouvée, les confédérés s'avancèrent dan^ la direction de la Lorraine, à la rencontre des troupes auxiliaires qu'ils attendaient d'Allemagne; et après s'être emparés de Pont-sur- Yonne," de Brai-sur-Seine et de Nogent-sur-Seine, ils arrivèrent à Epernay.
Cependant Catherine, immédiatement après la mort du connétable, avait fait nommer au commandement général des troupes royales son fils de prédilection, Henri, duc d'Anjou ^ à peine adolescent, et conséquemment incapable d'exercer par lui-môme une autorité, dont fiirent investis, de fait, les chefs et seigneurs placés auprès de lui par sa mère. Sous la dictée de celle-ci, Henri, dérisoirement transformé en chef militaire,