Mém. de Gondé, t. H, p
4. Th. de Bèze, que d'Andelot appelait à lui, vers la même époque, adressait de Berne à BuBinger, le 24 septembre 1562 (archives de Zurich, B. 24, Gest. VI, 166, p. 219 à 222), la confidence suivante : c Ecce iterum in vastissimum
> gurgilcm referor. Cogunt enim me Andeloti oblestaliones ad ipsum quam
> celerrimèreverlinisivelim déserter videri.Itaque jamrecurro, in Lotharingiam
> ubi illi occurram et ipsius copiis... Reclà ad Andelotum pergo et inde qao-
> cumque volet Dominus, cui me totum committo. >
quelque temps de là il procédait, à Baccarat, en Lorraine, à la monstre (revue) des reîtres et lansquenets qu'il avait recrutés au delà du Rhin.
Cependant, que faisaient le duc de Ne vers, Ta vannes et le maréchal de saint André, chai'gés de se concerter entre eux pour interdire à d'Andelot le passage par la Champagne, qu'il devait, croyait-on, chercher nécessairement à traverser?
Une correspondance échangée en octobre par ces trois chefs, nous les montre incertains dans leurs résolutions et leurs mouvements, peu confiants dans le succès, et enfin ne sachant où rencontrer l'adversaire intrépide et habile qui, ayant changé tout à coup d'itinéraire et dérobant à leurs yeux sa marche hardie, leur enlève l'espoir de l'arrêter au passage.
« Monseigneur, écrit Tavannes, de Mâcon,au ducdeNevei-Sjle )) 7 octobre \ j'ay reçu lectres de la royne par lesquelles elle me 3) mande que je m'achemyne avecques les deux mille Suisses de y> ceste levée dernière du costé de Vandœuvre, ou Bar-sur-Seine, y> ou Auxerre, avec le plus de forces que je pourray pour les y> joindre avecques les voslres, s'il est besoing, affin d'empescher y> la venue des Allementz que conduit M. d'Andelot; j'ay reny> voyé au devant des dits Suisses pour les faire reprendre ce y> chemyn là.... Si vous plaist, vous envoyerez des gens de cheval 3) pour les accompagner, car ilz n'ont point accoutumé d'aller y> en Heu où il y a le moindre danger du monde, tous sans de y> cheval. »
Le 15 octobre, le duc de Nevers répond, de l'abbaye de Clairvaux, à Tavannes*, qu'il ne peut lui envoyer aucun détachement de cavalerie, et il ajoute : ce J'envoyeray à Bar-sur-Seîne y> un gentilhomme pour y recevoir les Suisses et Ips conduire » où nous verrons estre à propos, selon ce que nous cognoistrons