Disc, polit et milit., p. 696 à
Il avait été rejoint en Alsace dans le courant de septembre par le prince de Porlien*, qui, en s'avançant à sa rencontre, avait réussi à traverser la Champagne, sans y être entravé par les troupes du gouverneur de cette province. Ce dernier était le jeune duc de Nevers, son beau-frère, infidèle à la cause des réformés, qu'il avait originairement promis au prince de Condéde servir ^.
D'Andelot et le prince de Portien, alors aux prises tous deux avec de sérieuses difficultés pour la solde des levées allemandes, avaient adressé des demandes de secours au vénérable Sturm, dont le dévouement et l'esprit de sacrifice leur étaient bien connus. Le 26 septembre ^, d'Andelot écrivait de Strasbourg au duc de Wurtemberg : «Monseigneur, après avoir longuement cheminé
> et travaillé pour l'avancement de nos affaires, m'est survenue
> une maladie, laquelle après m'avoir pour quelque temps bien 5> lourmenté etaffoibly, suys demeuré avec une fièvre quarte. M. le ij comte de Soma m'est venu trouver icy, ayant charge de M. de i> Lorraine de me conduire par ce pays et faire bailler et adminisy> trer vivres et autres choses requises et nécessaires pour le pas- » saige de noz gens de guerre... je fais mon conte de partir demain i> de ceste ville pour m'achemyner au jour de la monstre.... J'ai )> trouvé argent en ceste ville, qui me vient bien à propos *. » A
1. Le 29 août 1562, le cardinal de Bourbon écrivait d'Amiens à de Huraiéres. (Bibl. nal., mss. f. fr.,vol. 3 187, f* 23) : «Arrivant icy, me sont venues lettres
> de Champagne par lesqueUes on m'advertit, jour pour jour, depuys le 8 de i ce moysde ce que a fait le prince de Porcien : à la fin, voulant aller au-devant i (lu sieur d'Andelol qui de^voit amener des Allemans, estant à G... où il en i attendait des nouvelles, il en a reçu de la mort du sieur d'Andelot. >
*2. Voy. à l'Appendice, n® 19.