‹ Gaspard de ColignyChapitre 57 sur 226 · Pingaud, Corresp, des Saulœ-TavanneSj p. Hi à · texte numérisé non relu

Pingaud, Corresp, des Saulœ-TavanneSj p. Hi à

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jour, du duc de Nevers la dépêche suivante, datée de Mussy- TEvêque ^ : « Monsieur de Tavannes, je n'ay voulu faillir de vous D advertir que les AUemans ont fait telle diligence plus que nous y> ne pensions, qui passeront demain ou dimanche la rivière de D Seyne au-dessus de Chastillon pour tirer à Auxerre et de là 3> à Orléans; parquoy il vous plaira donner ordre que les Suysses j> que vous nous deviez envoyer à Bar-sur-Seine, aillent retej> nuz et avisez de cecy, afin que par mégarde ils ne tombent y> point en quelque surprise des Allemans. Il y a desjà 7 ou 8 y> jours que je n'ay point entendu des nouvelles de M. le maresj> chai de Saint- André. D

Le 24 octobre, Tavannes mande de Dijon à Saint-André* qu'il renonce à envoyen le lendemain les Suisses à Châtillon (sur-Seine); mais, dit-il, pour autant que j'ay entepdu depuis D mon arrivée que les Allemans que conduit M. d'Andelot sont y> achemynez jusqu'à Chaulmont et à Chasteauvillairi, et lient > Ton qu'ils prennent le chemyn devers ledit Chastillon, occay> sion que je vous ay dépeschez ce porteur pour entendre de ï> voz nouvelles, premier que faire partir lesdits Suysses d'icy y> aux environs, de peur qu'ils se missent en hazard, car de les y> faire passer à cinq lieues des ennemys, vous scavez qu'ils y> poiirroient estre deffaictz, mesme que je n'ay pas ung seul ». homme de cheval pour les accompaigner. Parquoy il vous y> plaira remédier pour leur seureté et me mander le chemyn que y> vous voulez qu'ilz tiennent pour vous aller trouver, et envoyer y> gens et telle force qu'aduiserez pour les conduyre.... Les y> Suisses font grande difficulté de marcher sans cavalerie et » disent qu'ilz ne veulent approcher l'ennemy de dix lieues. »

Le lendemain, Tavannes ^ prie Saint-André de veiller à la défense d'Auxerre, menacépar les Allemands, et il ajoute : « J'ay

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