Pingaud, Corresp, des Saulx-Tavannes, p. il
^ fait séjourner les Suysses près d'icy (Dijon), de peur de les
> mettre en hasard, en attendant de voz nouvelles et que le « sieur d^Andelot soyt par-delà Chaslillon,où il est pour le jour-
> d'huy, ainsi qneje vous ay escriplces jours passez. y>
€ Il vous plaira, écrit en même temps Tavannes au duc de
> Nevers * ayder et favoriser ceulx d'Auxerre de tel nombre j> de gens de guerre que vous adviserez, pour la garde d'icelle ï et pour empescher que Tennemi ne s'en puisse emparer. i>
Le 27 octobre, Saint-André, répond à Tavannes ^ : « Mon-
> sieur mon bon amy, j'ay dépesché présentement ung homme ) pour aller au-devant des Suysses, leur faire préparer vivres et ï autres choses, qui leur seront nécessaires. J'ay envoie î aussy une partie de ma compagnie pour les conduire et venir
> avec eulx, sans les abandonner, estant bien marry que mon- » sieur de Nevers et moi ne sçeusmes hier, à Bar-sur-Seine, où » nous estions, qu'ils esloient si proches de nous, d'autant que
> nous ne les eussions laissé passer si près des Allemands, les-
> quelz, comme vous entendrez de ce porteur, passèrent, di^
> manche dernier, la rivière de Seyne ^ , en quoy nous ne leur » avons peu donner aucun empeschement. »
Alors que d'Andelot, ayant traversé la Seine, non loin de Châtillon, et franchi l'Yonne, s'avançait, à marches forcées, vers Orléans, Coligny recevait, dans cette ville, un billet, écrit à l'instigation de Catherine de Médicis, par lequel de Gonnor lui exprimait le désir de conférer avec lui sur les événements qui agitaient alors la France/ L'amiral lui répondit aussitôt d'Orléans, en ces termes, exprimant combien la guerre ci-