‹ Gaspard de ColignyChapitre 74 sur 226 · De Bèze, Hist, eccL, t. Il, p · texte numérisé non relu

De Bèze, Hist, eccL, t. Il, p

4. La maréchale de Montmorency obtint, à cette époque, un sauf-conduit pour aller à Orléans conférer avec son beau-père le connétable. (Calend. of. State pap. foreign. 17 février 1563. Smith to the privy council). 11 y a plus: d'Andelot, au milieu des préoccupations les plus graves, prit soin d'écrire à la connétable pour la rassurer sur la condition de son mari. (Lettre du 2i février 1563. Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3410, f» 84.)

> lèrent à Orléans, où ils parlèrent à mondit seigneur le conné- 3 table, à madame la princesse de Condé, à M. d'Andelot et î autres qui avaient là le maniement des affaires^ ».

Le 46 du même mois, la reine mère, auprès de qui étaient arrivés Boucard et d'Esternay, les adressa aussitôt à Damville, en lui écrivant ^ : « Mon cousin, présentement est arrivé ce

> porteur, serviteur de mon cousin le prince de Condé, avec

> une lettre de vostre père que vous verrez, et par icelle enteni> drez l'occasion de sa venue. Je la vous ay voulu envoyer

> avecques les sieurs de Boucard et d'Esternay, affîn que tous î ensemble ils communiquent avep ledit prince et là par enï semble ils prennent une bonne résolution Il retournera en

> toute diligence advertir vostre dict père, estant bien d'advis

> que lesdicts sieurs de Boucard et d'Esternay deineurent là » jusques à ce qu'il soit de retour devers mondict cousin pour

> luy faire entendre ce qu'ils auront résolu à Orléans. »

Afin de pouvoir s'entretenir librement avec Boucard et d'Esternay, Condé avait demandé, avant leur arrivée au château d'Onz^in, qu'ils fussent autorisés à coucher dans sa chambre, sans gardes. Catherine donna, sur ce point délicat, à Damville des ordres dont la trace existe ^ mais dont on ignore le sens et la teneur.

Quel était alors l'état d'esprit du prince? Une lettre de lui à un ministre de Normandie nous le révèle en ces termes * : <c Vos- » tre lettre m'a apporté grand plaisir et consolation à mon » âme, ayant par icelle mon devoir mis devant les yeux avec dé-

> claration de l'heureux estât des enfans de Dieu et de sa » grande faveur vers eux : dont je vous prie employer toutes les î opportunités que pourrés avoir à m'escrire afin que ainsi soyés

i. Mém. de Condé, t. IV, p. 245 et suiv. : lettre de Févêque de Riez.

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