De Bèze, Hist. eccL, t. Il, p
2. Le Laboureur, Addit. aux mém. dé Gastelnau, t. II, p. 171, 172.
> qui m'a, depuis qu'ils sont avec luy, envoyé le secrétaire du
> dict prince pour résoudre la vue, et presse fort madame la
> princesse que je le fasse. Je croy qu'elle a belle peur de nous
> voir si près d'elle sans son congé; mais quand demain nous » aurions Orléans, je scay bien que pour chasser les estrangers
> il nous faut la paix que je désire, mais nous l'aurons à bien
> meilleure condition, tenant la ville. >
Voulons- nous savoir ce que fût devenue la ville d'Orléans, si le duc de Guise l'eût tenue? lui-même nous l'apprendra sans détours. Écoutons-le, en effet, annoncer, dans la matinée jdu
18 février, à Catherine * ce qu'il luy mandera nouvelles de la
> prise de la ville dans vingt-quatre heures, la suppliant luy par-
> donner si, contre son naturel qui n'estoit d'user de cruauté, I comme elle avoil pu cognoistre en la reddition de Bourges et
> en la prise de Rouen, il ne pardonnait dans Orléans, à sexe,
> ni aage, et mettoit la ville en telle ruine qu'il en feroit perdre
> la mémoire après y avoir fait toutesfois son caresme prenant 2). François de Lorraine ne put ni tenir Orléans, ni même y
pénétrer; la balle d'un assassin déjoua ses résolutions sangui-* naires, dans la soirée du jour où il venait d'écrire à la reine mère.
Tandis qu'il gisait étendu sur un lit de souffrances et que la consternation générale paralysait, dans le camp catholique, l'activité de chacun des chefs réunis sous les murs d'Orléans, Catherine continuait à suivre le cours des négociations qu'elle avait entamées pour amener l'entrevue des deux prisonniers. Dès le
19 février, elle donnait à ce sujet des instructions à Damville^ et envoyait à Éléonore de Roye et à d'Andelot l'évêque de Limoges et d'Oysel ^ .