‹ Gaspard de ColignyChapitre 77 sur 226 · Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3185, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3185, f

3. f L'Évesque de Limoges et le sieur d'Oysel vont et viennent dois la court

> à Orléans, pour négocier Tappointement. > {Mém. de Condé, 1. 11, p. 133, dépèche de Chantonnay du 20 février 1563.)

Consulté par Éléonore sur les conditions moyennant lesquelles il se prêterait aune entrevue avec le connétable, Condé avait exprimé le désir que si un prisonnier de guerre tel qu'Anne de Montmorency était autorisé à sortir d'Orléans, son retour dans cette ville, à l'issue de Fentrevue, fût garanti par la présence d'otages qui y résideraient en son absence, et.au nombre desquels serait compris le jeune prince de Joinville, fils du duc de Guise; mais aussitôt que Condé apprit que le duc avait été gravement blessé, il renonça à l'idée de séparer un seul instant le fils du père.

1 Le 24 février, le duc de Guise rendit le dernier soupir.

^ Loin de se ralentir, les négociations s'activèrent sous l'impulsion de Catherine de Medicis, qui décida qu'une conférence aurait lieu entre elle et la princesse de Condé. Les intentions de la reine mère à cet égard ayant été, le i" mars, transmises à la princesse, celle-ci répondit aussitôt que « le lendemain ma- 3> tin, à neuf heures, elle serait au bord de l'eau * ».

Le 2 mars en effet, alors que l'artillerie de la place et celle du camp ennemi croisaient leurs feux ^, Éléonore de Roye, énergiquiî comme toujours en face du danger, et ayant pour unique escorte « deux damoiselles i> qu'inspiraient un courage digne du sien et un dévouement sans bornes à sa personne, sortit d'Orléans et s'achemina vers Saint-Mesmin. Là, elle eut un entretien de quatre heures avec la reine mère /. Catherine, au dire d'un personnage de la cour des mieux informés *, « la reçut fort bien, avec beaucoup de belles promesses ». De Thou, sur ce

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