SCENE X
SCUWAUÏZ descend vivement la colline, et s’arrête devant la petite maison, ù droite.
Moral! enfin je suis A Moral! voilà la maison do mon père, de mon vieux père, pour lequel jo n’ai plus rien à redouter. Ces preuves fatales qui cuvaient perdre et flétrir sa vieillesse, je les ai lft» sur mon cœur l ( Tombant sur un banc de verdure.) Attendons un moment avant de frapper k cette
porte; rassemblons qnelque force pour Je bonheur! Le comte n'a pas voulu me revoir, l’homme impitoyable a craint de rougir ci de baisser les yeux devant moi; il m'a envoyé à Risbcrg ces papiers dont il u'avait plus besoin pour s’assurer mon silence. Gaspard , enfin , tombé sous ses coups, qu’avait-il a craindre de moi? il l'a compris, et m'a rendu ma liberté. Pauvre Gaspard! O mon père! mon père, a toi maintenant, à toi tous les jours qui me restent! Allons. (Il frappe à la porte, on ne répond pas.) Personne. Le vieillard sans doute est assis au pied de ces arbres, demandant au soleil de la chaleur pour son sang qui se glace. De quel côté diriger mes pas?