SCENE XI
scnwARTZ, paysans.
I)n [>ayum lorlenl Jn rimelürc, Scl.rcarii krrcpnlc rt court b eux.
SCHWARTZ
Ces hommes me diront peut-être.. .(S'apercevant que les paysans sortent du cimetière.) Ah 1 il est mort quelqu’un à Morat!
PREMIER PAT SAN
Oui, et un brave homme!
L’n ancien ami à moi, peut-être?
PREMIER PAYSAN
Vous êtes donc du pays ?
SCHWARTZ
Oui; Schwartz est mon père.
deuxième paysan, bas à tes camarades.
Oh! c’est le fils du vieux Schwartz!
SCHWARTZ
Le nom , le nom do celui que vous venez de conduire a sa dernière demeure, dilcs-le-moi? Si c’cst un ami d’enfance, je veux, comme vous, saluer sa tombe.
premier paysan , bas.
Je if oserai jamais lui dire!
deuxième PAYSAN, arrêtant un paysan qui traverse la scène.
Vous demandez le nom du pauvre défunt? tenez, vous pourrez le lire sur cette croix que Frantz allait planter là-bas.
sehwartz, les regardant tous.
Pourquoi me regardent-ils ainsi? d’où vient que mon cœur se serre? Donnez, donnez-moi cette croix. ‘On la lui donne avec hésitation, et tous le regardent avec intérêt. Schwartz passe la mainsurson front, puis regarde la croix et lit : ) Schwartz! Oh! oli ! (Il frotte ses yeux, la croix, relit encore : ) Schwartz! Oh! dites-moi que je suis en délire! dilcs-moi... Vous vous taisez! Mon pèret mon père !
le paysan, ôtant son chapeau et montrant le cimetière.
Depuis ce malin, il eslUI
SCHWARTZ
Oh! oh! mon pauvre père! mort! mort sans avoir revu son fils! sans l’avoir embrassé! mort! et j’arrivais !c cœur plein de joie! et rien, rien no m’a dit en route que le plus affreux des malheurs m’attendait ici. Condniscz-moi , eouduisez-moi , que je baise au moins la terre qui le recouvre ! il entendra mes cris, il entendra mon dernier adieu ! ou plutôt, non, non, laissez-moi, j’irai seul. Oh ! parmi toutes ces tombes, je reconnaîtrai la sienne! laisscz-inoi, laissez-moi.
11 tombe i genoux devant la rroix qu’il lient dans §e* liras;
les paysans s'éloignent rn silcn> r.