SCENE III
BLANCHE, MICHIELLI.
BLANCHE. Je te chercliais, Michiclli!
AIICliiELLl. J'espérais vous rencontrer ici, comtesse.
BLANCHE. Ta sais que Ton a reconnu l'innocence du commandant, et que mon père lui a fait justice.
MICHIELLI , a(^ec un soupir. Oui... comtesse... et je me mettais en devoir de vous rendre celle promesse...
BLANCHE , prenant le parchemin. Donne !
je vais l'anéanlir...
MICHIELLI. Croyez-moi, comtesse... ne vous hâtez pas !
BLANCHE. Pourquoi? ne prouve-t-elle pas que nous sommes tous deux coupables, moi, d'avoir voulu l'acheter, toi, d'avoir voulu te vendre ?
MICHIELLI. C'est vrai, comtesse... mais elle pourrait servir à renouveler nos engagemens.
BLANCHE. Est-ce que le commandant est encore en danger ?
MICHIELLI. Ne détruisez pas ce parchemin, madame, avant la fin de la journée.
BLANCHE. Est-ce que l'on voudrait encore attenter à la liberté du commandant?
MICHIELLI. Je ne puis maintenant vous en dire pluslojig... réfléchissez! comtesse.