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à celle des «Trasformati» de Lombardie, ne nous a laissé ni procès-verbaux, ni actes. Ses membres manifestaient la culture de leurs esprits par des conversations agrémentées de réflexions philosophiques, par la lecture de morceaux de prose ou de vers qu’ils venaient de composer. Les « Gozziani» ne craignaient pas de faire montre d’un respect absolu des classiques et d’un mépris total des artifices de la pensée, chers au siècle précédent. Gasparo Gozzi, plus de vingt ans après, reconnaîtra tout l’avantage qu’il avait tiré de ces échanges intellectuels du temps de sa jeunesse. Mais, sans aller si loin, disons qu’en 1747 « l’Académicien Granellesco » se souviendra de l’ « Académicien Gozziano ».
Pour comprendre toute la valeur du mot « Granellesco > qui, dans la pensée des fondateurs de l’Académie signifie : «inepte », il faut savoir que c’est un adjectif tiré du substantif «granello >» pris dans un sens métaphorique qu’enregistrent les dictionnaires, plus soucieux de la précision des termes que des convenances. :
Les Armes de l’Académie figuraient au reste, pour que nul n’en ignorât, une chouette, l’oiseau de Minerve, tenant de sa patte droite l’objet dont Atys fit hommage à Cybèle.
Carlo Gozzi fait remonter à 1740 la fondation de cette académie alors qu’elle fut en réalité fondée en