I. — IL SOGNATORE ITALIANO
« Il mio foglio è di sua natura una cosa da nulla e che non serve a divertire e, al più, è come uno specchio suscettibile du tutte le caricature che fan ridere i circostanti et insegna chi n'è il ridicolo a guardarsene in avvenire. »
(Il redattore anonimo.)
I. Ce que nous savons du périodique. — II. Son contenu. — III. Opinions des critiques. I. — CE QUE NOUS SAVONS DU PÉRIODIQUE.
Si, à la suite de la Gazzetta Veneta, du Mondo Morale et de l’Osservatore, nous plaçons le Sognatore Italiano, c’est que nous avons l’intime conviction que Gozzi fut l'animateur de celui-là aussi bien que des autres.
Le Corriere Letterario du 28 mai 1768, en même temps qu’il faisait part à ses lecteurs de la nais-
sance du Sognatore Italiano (1) leur en indiquait le programme : « Les quatre parties du monde pourront contribuer à augmenter et à embellir cette gazette, car l’on y parlera d’art, de sciences, d’inventions, de livres (tant modernes qu’anciens) et surtout, l’on y critiquera poliment les choses et l’on y respectera les personnes. »
Selon B. Gamba, les dix-huit numéros de ce périodique parurent entre le 21 mai et le 17 septembre (2). Nous ne connaissons le Sognatore Italiano que par quelques extraits publiés, « per nozze » par le même érudit en 1830 (3), et qui forment quatre opuscules d'environ quarante à soixante-dix pages chacun (4).
La collection de ces dix-huit numéros est absolument introuvable; c’est en vain que l’on en chercherait un exemplaire au Musée Correr ou à la bibliothèque Marciana. Pas plus qu’à Vicinale (4), il n’en reste aucune trace. Les recherches entreprises à ce
(1) «Da Paolo Colombani, libraio in Merceria, si troverà ogni sabato, cominciando da quello del ventun maggio, il Sognatore italiano. >»
(2) Prefazione ad un estratto del Sognatore, Venise, 1830.
(3) Quella gazzetta attribuita a Gasparo Gozzi intitolata il Sognatore Italiano, ch’era caduta in quasi generale dimenticanza, e che ha porto in me materiali per ben tre volte a rallegrarmi per nuziali festività. (B. Gamba : Utili Avvertimenti di Vita Civile, Venise, 1831, p. 7.)
(4) L’opusecule cité dans la note précédente est le dernier en date; voici comment étaient intitulés les trois autres : Alcuni scritti di Gasparo Gozzi che non si leggono impressi tra le sue opere, Venise, 1830; Racconti di Gasparo Gozzi, che non si leggono impressi tra le sue opere, Venise, 1830; Storia del Reame degli Orsi, scritta da Gasparo Gozzi, il di 17 settembre 1768 e che non si legge nella Raccolta delle sue Opere, Venise, 1830.
(4) Cest dans la villa où les frères Gozzi passaient habituellemant l’automne que lon conserve leur importante bibliothèque.