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Gaule et France

Le peu d'espace que nous nous sommes réservé pour ce prologue ne nous permet de jeter sur les temps primitifs qu'un de ces coups-d'œil rapides , où l'on ne reconnaît que les masses, sans pouvoir distinguer les détails.

Si nous ouvrons les livres hébreux , vieilles archives du monde naissant, nous voyons la première famille se diviser en trois branches, comme le triangle enflammé qui symbolise Dieu . et, sous la conduite de ses chefs, déposer dans les trois parties du monde connu la semence des peuples à venir.

Mais avant eux déjà, pour former une nation à part, un noyau primordial, un peuple primitif, Chanaan , que la malédiction de Noé chasse devant elle, descend, suivi de ses onze enfans, des I. I

montagnes de l'Arménie où s'était arrêtée l'arche. Il traverse le Jourdain dans le sens opposé où le traversera Moïse, et ne s'arrête que sur la terre, appelée depuis la Palestine , à laquelle la caravane proscrite donne le nom de son chef. Bientôt chaque frère commande à une famille, chaque famille forme une tribu , les tribus réunies deviennent un peuple, et la race d'un seul homme s'étend de l'Orient à l'Occident, depuis le fleuve du Jourdain jusqu'au lac immense que nous appelons la Méditerranée, et que, dans leur ignorance, les Chananéens nomment la grande mer, et du Nord au Midi , depuis le mont Liban , jusqu'au torrent de Bésor ou le fleuve d'Egypte.

C'est-là que, séparée du reste des hommes , au Nord par une chaîne de montagnes , à l'Orient par un fleuve, au Midi par un torrent, à l'Occident par la mer , séparée avant que l'audacieuse entreprise de Babel n'amène la confusion des langues , cette nation conservera, comme un trésor que deux siècles plus tard viendra réclamer Abraham , et l'idiome primitif des enfans de Dieu , et les premières terres occupées par le père des hommes.

Puis, lorsque le jour de la dispersion des peuples est venu , et que le monde entier est donné à la descendance de trois hommes, les filsdeCham

I Histoire du peuple de Dieu.

se tournent vers le Midi, laissent à leur gauche la mer Rouge, traversent le Ni], au-dessus des sept embouchures par lesquelles il se jette dans la Méditerranée, çt, sous Ja conduite de Mesraïm, leur chef, fondent, entre le giand désert et le golfe Arabique , le royaume d'Egypte , où , cinq cents ans plus tard , Osymandias bâtira ïhèbes et Uchoreus Memphis. Leurs enfans s'étendront, peuplades brûlées par le soleil d'Afrique, depuis le détroit de Babelmandel jusqu'à la Mauritanie, où s'élève l'Atlas, et de l'isthme de Suez au cap des Tempêtes, où mugissent les flots réunis de l'océan Atlantique et de la mer des Indes.

De leur côté , les descendans de Sem , se divisent en trois colonies et s'avancent vers l'Orient , guidés par trois chefs différens, comme les trois branches d'un fleuve qui s'éloignent divergentes dès leur source.

Asphaxad, l'aîné , va fonder, à la gauche du golfe Persique, le royaume de Chaldée , royaume privilégié dont le peuple prendra un jour le titre de peuple de Dieu, et verra naître Tharé dont n^iîtra Abraham.

Elam, le second fils, traverse TEuphrate et le Tigre, et va de l'autre côté d'une chaîne de montagnes inconnues , adosser à leur base le royaume des Elamites, auquel survivra le souvenir d'une grande ville et d'un grand homme: de Persépolis et de Cyrus.

i PROLOGUE.

.\ssui' , le troisième fils , s'arrête entre la Mésopotamie et la Syrie, bâtit INiiiive, et jette les fondemens du royaume des Assyriens où Nemrod le chasseur, ouvrira, cette liste de trente-quatre rois que fermera Sardanapale.

Alors, la postérité des trois frères se dispersera sur ce jardin du monde , qu'on appelle l'Asie : elle traversera des forets où l'on recueille le sandal et la myrre , passera des fleuves qui roulent sur un lit de corail et de perles , et trouvera des mines de rubis , de topazes et de diamans , en creusant les fondations de ces villes merveilleuses qu'elle appellera Bagdad , Ispahan et Cachemire.

Quant aux enfans de Japet, ils marcheront vers des terres désolées, à travers l'atmosphère nébuleuse de l'Occident, s'étendront sur l'Europe, s'arrêteront un instant en Grèce pour y bâtir Sycione et Argos, puis se répandront de la nouvelle Zemble au détroit de Gibraltar , et de la mer Noire aux côtes de Norvège , s'emparant de cette partie du monde que les Hébreux, poétiques dans leur ignorance, ont appelée les iles des nations. ^

Puis , le monde une fois peuplé. Dieu pensera à l'instruire par les siences , a féclairer par la religion, et, pour qu'aucun peuple n'échappe à ce double bienfait, il réunira par la conquête toutes les nations delà terre entre les bras du colosse romain.

^ Histoire du peuple rie Dieu.

Alors, pour préparer cette grande ère du christianisme et de la civilisation, quinze cents ans d'avance, on verra concourant à l'accomplissement de la pensée de Dieu , partir en même temps de l'Egypte , sous la conduite de Cécrops , une colonie de savans qui élèvera Athènes, berceau -de toutes sciences; sous le commandement de Pelage; une armée de soldats, dont les fils bâtiront Rome, symbole de toutes conquêtes, et sous les lois de Moïse, un troupeau d'esclaves , parmi les descendans desquels , naîtra le Christ , type de toute égalité.

Puis,hâtant l'œuvre mystérieuse, se succéderont :

En Grèce , pour instruire , ^ Homère et Euripide les poètes , Lycurgue et Solon les législateurs , Platon et Socrate les philosophes , et le monde entier étudiera leurs œuvres, adoptera leurs lois , acceptera leurs dogmes.

A Rome, pour conquéiir,

César, général et dictateur ; et son armée passera au travers du monde, ainsi qu'un fleuve inuiiense, dans lecjuelsejetterontyConnnedestorrens, quatorze nations, faisant un seul courant de toutes leurs eaux, un seul peuplede tous leurs peuples, un seul langage de tous leurs idiomes, et n'échappant à ses mains que pour aller former, entre celles d'Oclave- Augusle, un seul empire de tous leurs empires.

Enfin, les temps étant venus, dans un coin

6 PllOLOGUE.

tle la Jiidëe, naîtra vers l'Orient, où naît le jour et montera sur l'horison romain , Christ, ce soleil de la civilisation , dont les rayons religieux séparent l'âge antique de l'âge moderne , et dont la lumière biille trois siècles, avant d'éclairer Constantin.

,^Iais , comme un pareil empire est trop vaste pour équilibrer long-temps sous le sceptre d'un seul homme , il échappera aux mains mourantes de Théodose-le-Grand , se brisera en deux morceaux , et ira , roulant de chaque côté de son cerceuil , former, sous les trônes d'Arcadius et d'Honorius, le double empire chrétien d'Orient et d'Occident.

Cependant ces torrens de nations qui s'étaient jetés dans le grand fleuve romain y avaient charrié plus de limon que d'eau pure : l'empire, en héritant de la science dès peuples , avait aussi hérité de leurs vices. La corruption était entrée dans les cours , la débauche dans les villes , la mollesse dans les camps : les hommes suaient sous le poids de manteaux si légers que le vent les soulevait. Les femmes passaient leurs journées aux bains et en sortaient voilées pour entrer dans des maisons perdues. Les soldats , sans cuirasses , couchés sous des tentes peintes, buvaient dans des coupes plus lourdes que leurs épées : tout était devenu vénal. Conscience des citoyens, faveurs des épouses, service des guerriers. Oi-, une

nation est bien près de sa perle, lorsque ses dieux lares sont des statues d'or.

La morale jeune et pure de l'évangile n'était donc plus en harmonie avec ce monde usé et corrompu. La race primitive , arrivée au sacrilège , avait été détruite par les eaux ; la race secondaire , arrivée à la corruption , devait être épurée par le fer et par le feu.

Alors voici tout-à-coup que du fond de contrées inconnues, au JNord, à l'Orient, au Midi se lèvent avec un grand bruit d'armes des hordes innombrables de barbares, qui se ruent à travers le monde , les uns à pied , les autres à cheval , ceuxci sur des chameaux, ceux-là sur des chars trainés par des cerfs . Les fleuves les charrient sur leurs boucliers , ^ la mer les apporte sur des barques , ils vont chassant devant eux les populations avec le fer de l'épée , comme le berger les troupeaux avec \ç bois de la houlette, et renversent nation sur nation , comme si la voix de Dieu avait dit : je mêlerai les peuples du monde comme l'ouragan mêle la poussière de la terre, afin que de leurchoc les étincelles de la foi chrétienne jaillissent sur toutes les parties du globe , afin que les temps

1 Fuit alms quatuor cervis junctus , qui fuisse dicitur régis golliDruni. (W^opiscus- in \ila Aureliani. )

3 Enatautcs super parmà positi ainneni , in ulteriorem egressi siuij. vipain. (Gnicc;. Tiih."*

et les souvenirs anciens soient abolis, afin que toutes choses soient faites nouvelles.

Cependant il y aura de l'ordre dans la destruction, car de ce chaos sortira un nouveau monde. Chacun aura sa part de dévastation , car Dieu a marqué à chacun Ja lâche qu'il aura à remplir, comme le fermier marque aux moissonneurs les champs qu'ils auront à faucher.

C'est d'abord Alaric à la tête des Goths, s'avançantau travers de l'Italie, emporté par le souffle de Jéhovah , comme un vaisseau par celui de la tempête. — il va. — Ce n'est pas sa volonté qui le conduit, c'est un bras qui le pousse. — Il va — vainement un moine se jette sur son chemin et tente de l'arrêter. Ce que tu me demandes n'est point en mon pouvoir lui répond le barbare , quelque chose me presse d'aller renverser Rome. Trois fois il enveloppe la ville éternelle du flot de ses soldats ; trois fois il recule comme une marée. Des ambassadeurs vont à lui pour l'engager à lever le siège : ils lui disent pour l'effrayer, qu'il lui faudra combattre une multitude trois fois aussi nombreuse que son armée ; tant mieux , dit le moissonneur d'hommes , plus l'herbe est serrée , mieux elle se fauche ^ î

Enfin il se laisse persuader, et promet de se retirer, si on lui donne tout l'or, tout l'argent,

1 Xpsius, inquit, faenuni rarlôre faciliùs resecatur. ( Zozimius. )

toutes les pierreries , tous les esclaves baibares qui se trouvent dans la ville.

— Et que restera-t-il donc aux habitans?

— La vie, répond Alaric.

On lui apporta cinq mille livies d'or, trente mille livres d'argent, quatre mille tuniques de soie , trois mille peaux écarlatos, et trois mille livres de poivre \ Les Romains , pour se racheter , avaient fondu la statue d'or du courage qu'ils appelaient la vertu guerrière ^.

C'est Genzeric, à la tête des Vandales, traversant l'Afrique et marchant vers Caithage, où se sont réfugiés les débris de Rome : vers Carthage la prostituée, où les hommes se couronnent de fleurs, s'habillent comme des femmes, et, la tête voilée , courtisanes étranges, arrêtent les passans pour leur offrir leurs monstrueuses faveurs ^ II arrive devant la ville, et tandis que l'armée monte sur les i-emparts, le peuple descend au cirque. Audehors le fracas des armes, au-dedans le bruit des

1 Quinquies mille libras auri, et , prseter lias, trecies mille libras argenti, qualer mille tunicas sericas, et ter mille pelles coccineas, et piperis pondus quod ter mille libras œquaret. ( Zozimius. )

'• Quorum erat in numéro fortitudinis quoque simulacbrum , quam Romani virtutem vocant, quod sane corrupto quidquid fortitudinis atque virtulis apud Romanos superabat extinclum fuit.

( Zozimius.)

^ Indicia sibi (jua^dam monslruosœ inipuritatis inectebant, et iaeminw tegminum illigamenlis capita velarunl, atque publict'' in eiviiate ( Salvtka. )

jeux; ici la voix des chanteurs, là bas le cri des mouraiis; au pied des murailles ^ les malédictions de ceux qui glissent dans le sang et qui tombent dans la mélëe; sur les gradins de Famphitéâtre, les chants des musiciens et le son des flûtes qui les accompagnent. Enfin , la ville est prise , et Genzeric vient lui-même ordonner aux gardiens d'ouvrir les portes du cirque. — A qui , disent-ils? — Au roi de la terre et de la mer, répond le vainqueur.

Mais bientôt il éprouve le besoin de porter ailleurs le fer et la flamme. Il ne sait pas, le barbare, (juels peuples couvrent la surface du globe, et veut les détruire. Il se rend au port, embarque son armée, monte le dernier sur ses vaisseaux. — Où allons-nous, maître? dit le pilote. — Où Dieu me poussera! — A quelle nation allons-nous faire la guerre ^ ? — A celle que Dieu veut punir ^.

C'est enfin Attila que sa mission appelle dans les Gaules; dont le camp, chaque fois qu'il s'arrête, cache l'espace de trois villes ordinaires; qui fait veiller un Roi captif à la tente de chacun de ses généraux, et un de ses généraux à sa tente; cpii, dédaigneux des vases d'or et d'argent de la (rrèce, mange des chairs saignantes dans des assiettes de bois. Il s'avance, et couvre de son ar-

"1 Interrogutus à Nauclcro, que tendere populal)undus vellet , lespondisse : « Quù Deus inipulerlt. >■ ( Zozi3iius.) 2 « In eos qijlf)us iriHus csl Deus. » ( l^Rocorr,.)

niée les pacages du Danube. Une biche lui montre le chemin à travers les Palus-Méotides, et disparait \ Il passe, comme un torrent, sur l'empire d'Orient , laissant derrière lui Léon II et Zenon Isauricus ses tributaires, enjambe avec dédain Rome déjà ruinée par Alaric, puisenfin met le pied sur cette terre qui est aujourd'hui la France, et deux villes seulement Troves et Paris, restent debout. Chaque jour , le sang rougit la terre; chaque nuit, Fiucendie rougit le ciel; les enfans sont suspendus aux arbres par le nerf de la cuisse, et abandonnés vivans aux oiseaux de proie ^ ; les jeunes fdles sont étendues en travers des ornières, et les chariots chargés passent sur elles; les vieillards sont attachés au cou des chevaux, et les chevaux aiguillonnés les emportent avec eux. Cinq cents villes brûlées marquent le passage du Roi des Huns à travers le monde, le désert s'étend à sa suite, comme s'il élait son tributaire. L'herbe même ne croît plus , dit l'exterminateur , partout où a passé le cheval d'Attila!

Tout est extraQrdinaiîc dans ces envoyés des vengeances célesies, naissance, vie et morl.

' Mox quoque ut Scvtliica terra iguolis apparuit , cerva disparaît. (JORNANDKS.)

5! Irrueiites super parentes nosiros, ouiueiu suhslanliain abslulernnt, pueios pcr iiervum fœinoris ad arl)orcs appendeutes, puellas aiuplius diuenias rnideli neec.intcrfeccruut. (^(tr^g. Tuw.)

Alaric, prêt à s'embarquer pour Ja Sicile, meurl à Corentia. Alors ses soldats , à l'aide d'une troupe de captifs, détournent le cours du Busento, leur font creuser une fosse, pour leur chef, au milieu de son lit desséché, y jettent sous lui, autour de lui, sur lui, de l'or, des pierreries, des étoffes précieuses ; puis , quand la fosse est comblée , ils ramènent les eaux du Busento dans leur lit ; le fleuve passe sur le tombeau , et sur les bords du fleuve ils égorgent jusqu'au dernier des esclaves qui ont servi à l'œuvre funéraire, afin que le mystère de la tombe reste un secret entre eux et les morts K

Attila expire dans les bras de sa nouvelle épouse lldico ; et les Huns se font, avec la pointe de leurs épées , des incisions au-dessous des yeux, afin de ne point pleurer leur loi avec des larmes de femmes , mais avec du sang d'hommes ^. L'élite de ses cavaliers tourne tout le jour autour de son corps, en chantant des chants guerriers; puis, quand la nuit est venue, le cadavre, enfermé dans trois cercueils , le premier d'or, le second d'argent, le troisième de i'ej\f est mystérieusement déposé

^ Hujus ergo, in medio alveo , collecto capùvorum aginine , sepulturse locum effodiunt : lu cujus fodiœ gremio Alaricuni multis opibus obruunt : rursusque aquas in suum alveum reducentes, ne à quoquam quandoque locus cognosceretur , fossores omnes intereuierunt. ( Jorkakdes, )

î>. Ut praeliator exinùus, non fsenilneis lamentationibiis et lacrirnis, sed sanguine lugerelur virili. (.ToHWANniis.)

dans la tombe, sur un lit de drapeaux , d'armes et de pierreries ; et, afin que nulle cupidité humaine ne vienne profaner tant de richesses funé-ï'aires , les ensevelisseurs sont poussés dans la fosse et enterrés avec l'enseveli ^

Ainsi passèrent ces hommes qui, instruits de leur mission par un instinct sauvage, devancèrent le jugement du monde en s'intitulant eux-mêmes le marteau de l'univers ^, ou le fléau de Dieu.

Puis , quand le vent eût emporté la poussière qu'avait soulevée la marche de tan t d'armées , quand la fumée de tant de villes incendiées fut remontée aux cieux, quand les vapeurs qui s'élevaient de tant de champs de bataille furent retombées sur la terre en rosée fécondatrice, quand l'œil enfin put distinguer quelque chose au milieu de cet immense chaos, il aperçut des peuples jeunes et renouvelés, se pressant à l'entourde quelques vieillards, qui tenaient d'une main l'évangile, et de l'autre la croix :

Ces vieillards, c'étaient les pères de l'église.

Ces peuples , c'étaient nos aïeux , comme les Hébreux avaient été nos ancêtres : sources vivantes, qui jaillissaient pures de la terre, à l'en-

^ Et, ui tôt et tantis divitiis huniann curiositas arcerotur, operi depiitalos, detestabili meroecle trucidanmt emersitqnc in<>in<Mit;t nea mors sepelientibiis ruin sepullo. (.r«>RN\M)us.^

'■» '< En ego snni inallpus orbis. ■

44 PROLOG Ui:.

droit même où s'étaient perdus les fleuves corrompus.

C'étaient les Franks , les Burg-Hunds et les Vest- Golhs se partageant la Gaule; c'étaient les Ost- Goths , les Longobards et les Gépides se répandant en Italie ; c'étaient les All-Ins , les Van-Dalls et les Suèves, s'emparant de l'Espagne; c'étaient enfin les Pietés, les Scots et les Anglo-Saxons se disputant la Grande-Bretagne; puis, au milieu de ces races nouvelles et barbares, quelques vieilles colonies de Romains éparsesçà et là, espèces de colonnes plantées par la civilisation, étonnées de rester debout au milieu de la barbarie, et sur lesquelles étaient écrits les noms à demi effacés des premiers possesseurs du monde.

RJCE CONQUE HANTE.

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