‹ Gaultier-Garguille, comédien de l'Hotel de BourgogneChapitre 16 sur 32 · XXI · texte numérisé non relu

XXI

M«)n père m'a donne mary.

Un faux vieillard tout racourcy,

Tant j'estois innocente.

Qui n'avoit ]x)int, (jui n'avoit point I )e bonne avoyue à vendri-.

(i) Chanson ri-priHiuilc d.ins WoUÏ : op. ni., p. ii j.

l'20 GAULTIER-GARGUiLLË

Un faux vieillard tout racourcy.

La nuict que couchay avec luy.

Après ma longue attente, ' Il me jura qu'il n'avoit point

De bonne avoyne à vendre.

La nuict que couchay avec luy.

Se recula et s'endormit.

Je demeuray constante, Croyant alors qu'il n'avoit point

De bonne avoyne à vendre.

Se recula et s'endormit.

' Tout prompt ement je sors du lict.

Outrée et mescontente, Disant fi de ceux qui n'ont point De bonne avoyne à vendre.

Tout prompt ement je sors du lict, M'en vay chés mon père, et luy dist,

Faschée et mal plaisante :

« Il n'en a point, ce faux vieillard,

De bomie avoyne à vendre. »

M'en vay chez mon père et luy dist :

« Mon père, il me faut im aniy

Qui librement se vante D'avoir, au défaut du vieillard,

De bonne avoyne à vendre. »

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