‹ Gaultier-Garguille, comédien de l'Hotel de BourgogneChapitre 21 sur 32 · I.XIII DE VOIX DE VILLF · texte numérisé non relu

I.XIII DE VOIX DE VILLF

Y N iouim.idamcperret'ie

Me donna paramourcttc

Me mena dans (on iardin Vn bouquet deRomarK"!

Et autre chofe&tout ij Que rcn'ofed ire, dire, dire.

liiiiîiii^

Et autre chore& tout,

iiiigilii^

Un jour niadaine Pasquette

Me mena dans son jardin,

Me donna par amourette

Un boucquet de romarin, Bt autre chose et tout que vous entendez, mes Dames, Ht autre chose et tout que vous entendez tretous.

/.(• lapitamc hracassc, comi\1icn de l'HtMvl de liour^o^e.

17S - r.AULTIER-GARdUILF.E

Je luy dis bas à l'oreille :

Ma douce amie, baise moy, Baise moy à la pareille, J'en ay besoin, sur ma foy; Kt d'autre chose et tout, etc., etc.

Point ne fit de la mauvaise :

Je la jettay à l'envers, Puis je l'accolle et la baivSe, Veis ses genoux descouverts, Ht autre chose et tout, etc., etc.

Ainsi, comme pouvez croire.

Cela me mit en humeur; Puis survint une colère Qui me fit gonfler le cœur, Et autre chose et tout, etc., etc.

Je commençay à combattre :

La pauvrette se rendit Deux ou trois fois, voire quatre ; Puis l'haleine me faillit, Fit autre chose et tout, etc., etc.

Prenez du vin, dit la belle.

Pour vous remettre en humeur.

Par ma foy, Madamoiselle, Le vin me fait mal au cœur.

Et autre chose et tout, etc., etc.

Devisons mi peu, dit-elle; Me voulez- vous jà laiSvSer?

Par ma foy, Madamoiselle, Je suis las de deviser.

Et autre chose et tout, etc., etc. (i).

(i) Cette chanson n'a cvidcninicnt pas été écrite par Ganltier-Garguille

l'n j^os inij^on espousa une fille Qui accoucha dès la nuit ensuivant.

Connnent. dit-il. suis- je bien si habile. Du premier coup avoir fait un enfant?

Connnent cela? toutes les nuits autant.

Au Ixnit de l'an j'en aurois à foison. Adieu vous dy, femmes qui portez tant, Vous rempliriez d'enfans une maison.

Si vos filles mal adverties N'ont aucune fxxnipation, Frottez leur le cul d'orties, Elles auront (K^cupation ; Et je croy que saiLS fiction Tant penseront à le gratter Qu'elles trouveront l'invention De souvent leurs fesses frotter.

Un adv(x*at dit à sa fennne :

Sus, ma mie, (pie jourons-nous?

Si je gaigne. dit la Dame, Vous me baiserez quatre cx^ups.

Quatre coups, c'est ccmché tro]) j;i«»> Connnent, ce seroit .saïus ])itié?

Non, mon maistre. tenez les tous.

Dit le clerc, je suis de moitié.

Kllc date d'une t-p<xjue où il était lucu jctinc p^mr qu'on puisse la lui attribuer, Oti la rruoiintrc.cn cffrt. sticccssivcnimt d.»' ' nc:L* K

plus belles ef excellentes cfutnsons m forme Jr 1576, p

Recueil Je ctumsons nom elles... isSi, liv. I\'. p. i^; dans /u» Fleur des chansons amoureuses, 1600, p. icxj, et enfin, du temps de notre con«dirn. diins Le Parnasse J4S Muses précité, 1627, p. 140; i6i8, p. S6; 1633, p. S7.

180 GAULTIER-GAUGUILLE

I,e clerc d'un procureur trouva Un jour Madame sur un lict, Ivcquel tout soudain se força laiy donner en dormant déduit.

La Dame s'éveille au conflit; Dit librement : Je le diray.

— Kt par bien donc, je m'en iray Sans parachever le surplus.

— Va, va, dit-elle, non feray; Achève, mais n'y reviens plus.

Maistre xlubertin, cajolleur de fillettes.

Fier crocheteur de leurs désirs couverts,

Cajolla tant une des plus jeunettes

Qu'à son plaisir la fist mettre à l'envers.

Or leurs plaisirs tant furent descouverts.

A la grand'mère on conta tout le fait.

Va, va, dit-elle, meschant, vilain infect,

As-tu voulu luy faire un tel outrage?

Que plust à Dieu que tu me l'eusse fait,

Kt qu'elle n'eust point perdu vSon pucelage (i) !

Il nous faut avoir des tondeux en nos maisons C'est pour tondre la laine à nos moutons. Tondez la nuict, tondez le jour, Tondez les tous les quinze jours

(i) Reproduite dans Le second du tome Parnasse des chansons à danser, 1628, p. 148; 1633, p. 129, avec des variantes et, en pins, le couplet suivant :

Un mary frais dit à sa demoiselle :

Souperons-nous, ou ferons le deduict?

Faisons lequel vous plaira, ce dit- elle,

Mais Iç souper n'est pas encore cuit,

SES CHANSONS l^<l

Et tous les trois semaines.

Et puis les compagnons viendront.

Qui ton, qui ton, qui tonderont,

Qui tonderont la laine.

Il nous faut avoir des cardeux en nos maisons : C'est pour carder la laine à nos moutons. Cardez la nuict, cardez le jour.

Cardez les tous les quinze jours

Et tous les trois semaines, Et puis les compagnons viendront.

Qui car, qui car. qui carderont, Qui carderont la laine.

Il nous faut avoir des fileurs en nos maisons : C'est pour filer la laine à nos moutons. Filez la nuict, filez le jour.

Filez les tous les quinze jours

Et tous les trois semaines.

Et puis les com])agnons viendront.

Qui fi, qui fi, qui fileront.

Qui fileront la laine.

11 nous faut avoir des touleurs en nos maisons : C'est pour fouler la laine à mxs moutons. Foulez la nuici:. foulez le jour, l'oulez les tous les quinze jours

Et tous les trois semaines.

l'U ])uis les compagnons viendront.

Qui fou, <iui fou. (lui fouleront.

Qui fouleront la laine.

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