ACTE TROISIÈME
THÉODORE
C'est que je perds mes avantages.
BLV1RE, le <
Sombre, fatal, terrible, superbe !
THÉODORE, roulant rentrer
Je vais passer quelque chose.
ELV1RK, le retenant.
Vous ne me connaissez pas ?
THÉODORE
Si. Oh 1 si.
ELVIRB.
Vous ne me croyez pas digne de vous comprendre t
THÉODORE
Au contraire.
ELVIRB.
Merci. — Jurez donc de m'obéir.
Je ne demande que ça.
ELVIRB.
Il faut fuir.
THEODORE
Fuir!
ELVIRB.
Une chaise de poste vous attendra au bout de 2a rue»
THÉODORE, à part.
Elle veut m'enlever.
ELVIRB.
Vous irez au Havre.
THEODORE
Quel hôtel î
ELVIRB.
Et de là en Amérique.
THÉODORE
En Amérique 1... en chaise de poste *
ELVIRB*
C'est le refuge des incompris.
Eq Amérique l — Podrvu que nous y soyons ensemole i
Il tombe à genoux deraot Elvire.
BLVIRB, étonné*.
Ensemble?
THEODORE, m psuionnanU
El nous vivrons inconnus.
BLVIRB.
Nous?
•THÉODORB*
Oubliant, oubliés, tranquilles.
BLVIRB.
Il veut m'enlever.
THÉODORE
Dans les forêts vierges ! — (n se «lère.) Ah ! comme je serais éloquent si j'avais mon paletot ! — Mais il faut me pardonner... je n'ai qu'une bretelle et c'est mon premier amour
BLVIRB.
Le premier 1 —Vous n'aviez jamais aimé?
THÉODORE
Jamais.
ELVIRE
Oh ! j'ai peur de comprendre 1
Je n'osais pas... parce que... j'ai eu pour parrain unpro fesseur de piano qui avait le mauvais œil. Mais vous, vous êtes mon iétiche, ma corne de corail.
ELVIRE
Alors, cette dame hionde dont vous vouliez vous rapprocher ?
THÉODORE
C'était vous.
BLVIRB.
C'était moi !
THÉODORB.
Oui, Elvire.