‹ Gavaut, Minard & Cie: comédie en trois actesChapitre 83 sur 99 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ELVIRE

C était mOÎ, C'était... (Arec un grand cri d'effroi.) Malheureux 1

tu aimes la femme de ton père I

THEODORE

De papa?

ELYIRB.

Ta es le fils de mon mari.

THÉODORE

Hein?

ELYIRB.

Fils d'Achille Minard !

THEODORE

Mais alors, que serait papa ?

EL VIRE, arec emphase.

La fatalité antique plane sur cette maison.

THEODORE

Allons donc 1 — Je connais papa.

E L V I R E , lui prenant la main.

Enfant, on croit toujours connaître son père. — Ecoule, et tes cheveux vont se dresser d'horreur.

THÉODORE, Atant ton bonnet.

Attendez.

ELVIRE

J'ai failli t'aimer.

THÉODORE

Eh bien?

ELVIRE

Phèdre ! Phèdre 1 Hippolytc !

THÉODORE

Hippolyte? non, Théodore.

E L VI RE, d'un ton ro nanesoo*.

Et lu vas fuir, infortuné jeune homme, fuir comme lui ;je te vois pensif... sur ton char... laissant flotter les rênes... — Mais je ne veux pas que tu meures»

RUe le prend dans ses btae.

THÉODORE

Moi non plus, moi non plus. — Est-ce qu'il est question de ça?

MINARD, m dehors, appoint •

Ehrire!

EL VI RE, le repoussant.

Thésée! — Il est trop tard, voici ton père!

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