ACTE TROISIÈME
GAVAUT, bu à Minant.
Nous ne pouvons pourtant pas avouer que nous ne connaissons pas la mère.
minard.
Ce serait scandaleux.
GAVAUT.
Et invraisemblable.
BLVIRE.
Expliquez-vous.
Minard, explique un peu à madame ce qui s'est passé.
Il l'efface et laisse passer Kl rire *# MINARD, troublé et cherchant.
Gela remonte à vingt ans, Elvire. Ils étaient deux.
GAVAUT.
L'un à Minard.
L'autre à Gavaut.
GAVAUT.
Deux jumeaux.
ELVIRE
Deux jumeaux ?... comment, deux jumeaux !
GAVAUT, virement.
Les mères, les mères étaient jumelles. Les enfants se ressemblaient.
On les a mêlés.
GAVAUT.
Dans le trouble du premier moment.
Puis une nourrice les a emportés.
GAVAUT.
Elle en a oublié un.
Dans le wagon des dames.
* Minard, Elvire, Gavaut.
H4 GAVAUT, MINARD RT C"
GAVAUT.
Nous l'ayons réclamé.
La compagnie ne Ta pas rendu.
GAVAUT.
Mais elle a payé l'indemnité réglementaire, — cinquante francs,— nous n'avions rien à dire.
Seulement, nous ne savons plus à qui appartient l'autre;
GAVAUT.
Qui est Maurice. — Tous voyez comme c'est simple.
RLV1RB.
Oui, oui... je comprends. .. un enfant égaré dans le compartiment des dames... cinquante francs d'indemnité. — C'est le roman moderne à présent! — I! m'aime... il veut m'enlever.
MINARD, effrayé.
l'enlever !
BLVIRff, avec on rira oonrolaif.
Oui, mon ami, oui, tu vois comme c'est simple !
Gomment !
ELVIRE, an aortant.
Je le sauverai, — je le sauverai. — Àh ! s'il n'était pas le fils de mon mari !
Ella aort par la porta da fond à droite.