LE CHAT MALADE
.ATTEAu, maladil comme Molière, a eu comme lui
la haine des médecins ; le jour même de leur mort.
VARIÉTÉS HISTORIQÜES, ANECDOTIQUES 159
le peintre et le poète se jouaient d’eux, l’un dans le Malade imaginaire, l’autre en terminant ce tableau macabre, où il représente un moribond fuyant devant quatre seringues braquées contre lui (fig. 37), un pied sur un tombeau, au milieu de toute la Faculté.
Nous avions déjà de lui le Chat malade (fig. 38), gravé par Liotard et aggravé de cette épigramme, en guise de légende :
Tableau de l'humaine folie :
Iris idolâtre son chat ;
Le médecin, encor plus fat,
Croit le rappeler à la vie.
Je ris lorsque je vois ce fou de médecin Soigner cet animal et perfide et malin.
S’il n’appliquait qu’aux chats sa science incertaine,
Quel bonheur pour l’espèce humaine !