‹ Gayetez d'EsculapeChapitre 12 sur 233 · TRAIT D’AMOUR CONJUGAL · texte numérisé non relu

TRAIT D’AMOUR CONJUGAL

S N attribue généralement la mort de Jean Fernel (1558), médecin de Henri II, au chagrin qu’il éprouva après la perte de sa femme : il ne lui survécut qu’une douzaine de jours. Est-ce réellement à la douleur ou à une simple coïncidence qu’il faut attribuer cette fin d’un Roméo sexagénaire ? Quoi qu’il en soit, le sceptique Guy Patin admet la cause passionnelle et combat ce manque de courage, de la part d’un médecin. « Je ne .sais, dit-il, si une tendresse qui conduit à la mort, ne tientpasun peude la faiblesse. Il faut aimer safemme ; mais mourir de ce qu’elle ne vit plus, certes ce n’est point là un trait de philosophe ni de médecin. La philosophie inspire du courage et de la force ; la médecine donne à l'ûme une certaine dureté, qui devrait,

OAYETEZ d’eSGULAPE

sinon la rendre insensible à ces accidents, du moins lui permettre de ne s’en point laisser abattre ! «

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