‹ Gayetez d'EsculapeChapitre 163 sur 233 · BON SANG NE PEUT MENTIR · texte numérisé non relu

BON SANG NE PEUT MENTIR

De l’esprit, le duc d’ÀuMAr.E eu avait à revendre, et tous ceux cjui l’ont connu en ont gardé le souvenir. « Nous autres, nous parlons, disait Renan, mais lui, il cause. »

Ht souveid, sa conversation était émaillée des mots les plus picpiants. Le comte de Sartiges, ministre de France à Turin, sous l’Empire, en sut quel- (jue chose.

Un jour, dans un de scs voyages à Naples, le duc d’Aumale, à une soirée, rencontra le diplomate, et comme celui-ci, un peu géné, disait: «Je vois avec plaisir, Monseigneur, que votre Altesse Royale jouit d’une santé parfaite. — Oui, répliqua le prince, ça ne SC confisque pas. »

Un jour, en Angleterre, il se promenait dans le parc de Claremont, avec un ami qui était venu lui rendre visite ; derrière ces deux personnes marchaient deux autres Français, qui suivaient à quelques pas. Le duc, comme tous les d’Orléans, traînait un peu la jambe gauche ; se retournant brusquement vers le groupe qui le suivait et qui n’avait rien dit, du reste, qui pût motiver cette parole: « Ne faites pas attention. Ce n’est rien. Ça vient des d’Albret. »

l’esprit des malades célèbres

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