‹ Gayetez d'EsculapeChapitre 178 sur 233 · PRUDENCE DE SENAC · texte numérisé non relu

PRUDENCE DE SENAC

Le maréchal de Saxe ayant eu une maladie grave, en avait été guéri par le médecin Senac, qui, dans le commencement de sa convalescence, le suivait partout. Lbi jour (pi’au siège d’une ville, le maréchal voulut aller reconnaître quelques ouvrages, il fit avancer jus([u’à demi-portée de canon son carrosse, dans lequel était le bon médecin. 11 en descend, monte à cheval, et dit à Senac : « Altendez-moilà, docteur.

(1) En voici quelques-uns relatifs à des médecins, que nous avons relevés dans Arnoldictna ou Sophie Arnould et ses contemporains [[lar A. Deville]. (Un exemplaire de cet ouvrage a été annoté par le D' Millin) :

Le D' Légeh, médecin renommé parmi les vierges de l’Opéra, s’étonnait que les femmes galantes donnaient plus d’amour qu’elles n’en recevaient. « C’est comme les bons médecins qui ne prennent jamais de médecine », dit-elle.

A. Guilbert de Préval, médecin, dissertant sur les avantages de son art : « Mon cher Docteur, dit-elle, quand je vous vois traiter un malade, il me semble voir un enfant qui mouche une chandelle ».

Le Dr Barthez disait un soir au foyer de l’Opéra que la goutte était la seule maladie qui donne de la considération dans le monde. <> Je le crois bien, dit-elle, c’est la croix de Saint- Louis de la galanterie. »

l’esprit des célébrités médicales 403

je serai bientôt de retour. — Mais, Monseigneur, lui dit Senac, et le canon ? Les artilleurs vont prendre

Fig. 56.

GAYETEZ Ij’eSCULAPE

poui but votre carrosse, et moi qui serai dedans. — Eh bien, levez les glaces, lui répondit le maréchal ; » et il part. Senac partit aussi, c’est-à-dire qu’il n’eut rien de plus pressé que de quitter la voiture et de s’enfuir à la queue de la tranchée.

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