‹ Gayetez d'EsculapeChapitre 204 sur 233 · DÉSINTÉRESSEMENT ET MALICE DE BRETONNEAU · texte numérisé non relu

DÉSINTÉRESSEMENT ET MALICE DE BRETONNEAU

Quand on lui demandait ce qu il fallait mettre dans sa bourse : « Ce que vous voudrez, répondait-il; la bourse du médecin doit être comme le tronc de l’église, où le riche dépose ce qu il veut et le pauvie ce qu’il peut. »

l’esprit des célébrités médicales 431

M. de Rothschild, dont il avait soigné la famille, ne pouvant lui faire violence et le forcer à accepter des honoraires, garda par devers lui la somme qu il lui destinait, et en capitalisa très scrupuleusement les intérêts, pour lui en remettre le montant plus tard avec la plus probe exactitude.

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Bretonneau était volontiers railleur. C’est lui qui disait à un hypocondriaque, lui offrant le prix d’une consultation : « Non, Monsieur, vous ne me devez rien, je ne reçois que l’argent des malades. »

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Un autre jour, à un malade obsédant, qui le fatiguait depuis un instant de ses plaintes, il enjoignit de lui montrer la langue : « Je préfère la voir que l’entendre », lui dit-il avec quelque brutalité.

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