‹ Gayetez d'EsculapeChapitre 215 sur 233 · RÉPARTIES MACABRES DE MARTINY · texte numérisé non relu

RÉPARTIES MACABRES DE MARTINY

Homme d’esprit, habile dans son art, il était quelquefois d’une simplicité étonnante. Un malade, auquel il s’intéressait vivement, et qu’il espérait guérir avec le temps, las de souffrir et de n’éprouver aucun

l’esprit des célébrités médicales -i-41

changement sensible dans son état, lui envoya ses honoraires, et se mit entre les mains d’un autre docteur, qui fut bien moins heureux. Quelques jours après, M. Martiny, piqué d’avoir perdu sa confiance, en demanda des nouvelles à un de ses amis : « Hélas, lui répond-on, il est mort ; j’en reçois la nouvelle à l'instant. — Ah, répliqua-t-il, il est mort ! Cela lui apprendra à changer de médecin. »

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Un jour, se promenant avec quelques amis, il vit passer un équipage très brillant, et demanda à qui il appartenait. On lui nomma le comte de N***. « Eh bien, dit-il, vous voyez cet homme-là qui prodigue son bien : il me doit encore, depuis trois ans, la mort de son père. »

Paris, Versailles et les provinces an xviii® siècle.

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