UN TRAIT DE FANATISME RELIGIEUX
La dévotion, dit M™® de Sévigné, était tout de travers dans l’esprit du Duc de Mazarin. 11 voulait faire arracher les dents à ses filles, dans la crainte qu’elles ne fussent jolies.
M. DE Mazarin n’était pas positivement fou ; il conservait de la gravité, il avait les manières d’un grand seigneur, mais certains côtés de son cerveau avoisinaient le dérangement. Les contemporains le représentent comme un grand maniaque, auquel la jalousie et une dévotion ridicule avaient tourné l’esprit. On l’a appelé le .Juif-errant de la jalousie ; il tenait sa femme, la belle Hortense IMancini, dans un état de mouvement perpétuel, ayant la manie de tout réformer, selon les inspirations d’une stupide bigoterie, faisant mutiler les statues et barbouiller les tableaux du palais M.azarin qui lui paraissaient blesser la décence.
H. Duclos.