LOCUTION VICIEUSE
Mous comme c... de Lorraine. C’csL-à-dirc lâches et sans vigueur comme des Lorrains.
M. de Thou, qui a rendu ces termes par ceux de testiculatihomines, les attribue dans le môme sens au mignon Saint-Mégrin ([ui, pour témoigner la mauvaise opinion qu’il avoit du courage des Princes Lorrains, qu'on l’avoit averti qui le guettoicnt pour le tuer, les traita de c... de Lorraine, un jour que le Roy lui donna cet avis, pour l’empêcher de sortir du Louvre, le soir que le duc de Mayenne ou ceux de sa troupe le poignardèrent effectivement.
La raison pourquoi les Lorrains ne passoient pas en effet pour courageux, c’est que ceux de ce payslà étoient en réputation d’avoir les génitoires fort grosses : et par conséquent sujettes à descendre de la brayette dans le fond des chausses : témoin Rabelais, qui dit, au livre I, ch. I, qu’il n’en falloit que trois de cette sorte pour emplir un muy, et ailleurs qu’un premier jour de Mai il trouva à Nancy le »oble Valentin Viardiere, qui, pour plus gorgias être, dé-
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croLoit ses c... étendues sur une table comme une cappe à l’Espagnole: c’est pounjuoi aussi, par une façon de parler plus commune, on appelle généralement tous les poltronsc... molles ; ce que les Italiens expriment par le mot coglione, d’où les brançois ont fait coyon en la même signification. Coyon,de l’ilalien Coglione, c’est celui (jue les Athéniens appcloient \'xvvox^a^;, cuisemper laxus erat lesticulorum saccuius, dit M. Ménage, dans son Dictionnaire étymologique, où il cite ses Origines italiennes, an mot : Coglione.