‹ Gayetez d'EsculapeChapitre 87 sur 233 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

Non, ne vous imaginez pas Me payer d’une vaine excuse :

.le ne sais si j’ai des appas.

Mais je hais fort qu’on me refuse.

Quoi ! de fourrures tout armé, Lorsque pour vous la nappe est mise Dans un lieu bien clos, bien fermé.

Près de moi vous craignez la bise !

(ÎAVETEZ d’eSCULAPE

Vous VOUS rempliriez comme un œuf D'une sou])e bien milonnée,

El d’un feu poui^rôUr un l)œuf Sérail à moilié cheminée.

L?i, loin du mal (pie vous craignez, I/on peut vivre auprès d’une dame, Mais le froid dont vous vous plaignez Ne se trouve que dans voire Ame.

Vo.udrais-je metlre ;'i l’abandon \'olrc santé (pii m’est si chère?

^’ous souvient-il comme à Rourbon Mon secours vous fut salutaire ?

Là vous receviez de mes mains Fruits, pois verts, artichauts, salades,

Tandis que tous les médecins Les défendaient à leurs malades.

Le dont un autre fût crevé IIAta votre convalescence.

De mes soins, qui vous ont sauvé,

.\urai-je ainsi la récompense?

V’ous viendrez, dites-vous, me voir Au retour de la primevère ?

Et moi, je vous le fais savoir.

Fuyez à jamais ma colère.

Las ! malgré moi, mon cœur Irop bon Me parle de miséricorde :

Si vous venez crier pardon,

Je crains fort qu’on ne vous l’accorde.

Les vers que vous m’avez écrits.

D’un style galant et sublime.

Me font honneur ; j’en sens le pri.x,

El j’ordonne qu’on les imprime.

Marquise de Montespan.

C’est encore le saint évêque d’Avranches qui adressait ce « poulet », sauce poivrade, à de Saint- Lauhens.

La beauté de Sainl-Laurens,

Les autres beautés surpasse ;

L'éclat de son teint elïace Toutes les fleurs du printemps.

Pour cette jeune merveille J’ai mille amoureux transports,

Le matin quand je m’éveille Et le soir quand je m'endors.

Huet.

Moins passionné que Huet, c’était seulement à la première de ces heures que Fonlelle disait avoir, dans sa vie, senti quelquefois l’envie de se marier.

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