MÉDECIN-VÉTÉRINAIRE
Le duc de Rouan, celui qui mourut en 1G38 des blessures qu’il avait reçues à la bataille de Rliinfeld, voyageant en Suisse, et se trouvant indisposé, demande un médecin. On lui amène le plus habile du canton, le docteur Thibaud. — Voire visage ne m’est pas inconnu, lui dit le duc. — Cela se conçoit, monseigneur, puisque j’ai eu l’honneur de servir dans voire maison. — Et en quelle qualité? — En qualité de maréchal. — Et vous voilà médecin ? — Tout comme un autre. — Mais comment traitez-vous vos malades? — Comme je traitais les chevaux de votre Altesse: il en meurt quchpies-uns à la vérité, mais beaucoup guérissent. Ainsi, de grâce, monseigneur,
GA.ŸETEZ d'eSCULAPE
ne me décelez pas, el laissez-moi gagner ma vie avec messieurs les Suisses.