Mehren./oi;. (i7., (i. 7o, Tl
lie t'ùtamisme, pagei 32, 33, 62.
lien (485). Houl;\g<)U lui-ni?iiie, cotlo sorte do dieu 1erriLle de l'Asie centrale, ce conducteur des lioi-des mongoles, aime à s'adoucir au contact de la science, et fonde l'observatoire c*?lèbre de. Marâgah.
La science n"a plus, ù cette êpo(£Ue, un centi-e unique ou principal, comme elle avait eu jadis Rome ou Alexandrie. Mais les lieux où elle fleurit davantage ou qui fournissent le plus de lettrés sont en petit nombre et peuvent être énumérés. (Vest encore Koufah et surtout Basrah, villes, dès leur fondation aux premiers temps de l'islam, amies des lettres et de la spéculation, villes où se sont développées des écoles souvent adverses de grammairiens, de jurisconsultes et de Motazélites; Basrstl fut la résidence des frères de la Pureté. C'est ensuite Bagdad, capitale d'empire. C'est, beauroup plus à l'est, les deux villes de Nisâliour et de Tous qui donnent naissance aussi à un grand nombre de docteurs et de savants. La première surtout est un centre d'études glorieux : elle sera ruinée, un peu plus d'un siècle après la mort de Cazati, par les Mongols. Et en se rapprochant du golfe Persique, c'est encore Cbiraz, la ville des poètes, que les princes Bouyides entourent de murailles, que la nature entoure de fleurs. Le centre idéal de ces iliverses demeures de la science, se trouverait en un point situé au sud de la Caspienne, au milieu de la Perse, A. I peu près où s'i'lève la ville elle-m^me célèbre d'Ispaftiian. l'n peu plus tard, les conquêtes des Seldjoukides. "déplacent de la Perse vers l'Occident les foyers de» arts, et font briller une civilisation issue do la Perse
SA VIE ET SA BIBLIOURAPlltK. AÔ
dons les vUles de l'Asie Mineure et surfout à Koniah.
Aux environs de l'époque d'Avieenne, des tfoul>l(%
religieux ont lieu à Bagdad et ailleurs, provoqués par
t'animosité qui règne entre les dilFérentes écoles et en
particulier par le fanatisme lianbalite. On saccage des
mosquées; on profane des tombeaux. Par exemple ', eu
i'au VV3,un îionunc de la famille de Hàcliini, sunnite,
ayant été tué par les Chiites, ses partisans placent son
corps sur une litière, le promènent dans les quartiei-s
, sunnites où les gens s'attroupent pour le venger, puis
vont l'enferrer auprès du tombeau il'Ibn Ilanbal. Ils
se rendent alors au mausolée chiite de la porte d'el-
I Tibn, l'assiègent, y pénètrent par la force, pillent les
chandeliers, les mihrdh d'or et d'ai'gent, les voiles bro-
I dés. La nuit les surprend dans cette œu'VTe de dévasta-
L tion. Le lendemain leur foule accrue brûle le mausolée
et les tombeaux voisins de princes Aiides, Bouyides et
d'autres personnages notables. Le jour suivant, kissact
[ les lombes chiites, ils se rendent au khân des juriscon-
[ suites hanéfites, l'incendient, ainsi que les maisons de
ces jurisconsultes situées dans le voisinage. En Tan 447
de nouveaux troubles éclatent dans la ca|iitale entre
hanbalifes et ch&fiites ^.
J'ai peine à découvrir sous ces émeutes qnî se rrpruduî-