‹ GazaliChapitre 19 sur 102 · SA LCTTE CONTRE LES PHILOSOPHES · texte numérisé non relu

SA LCTTE CONTRE LES PHILOSOPHES

[ choses par une procession nécessaire, eoninic le jour et

I la chaleur découlent du soleil, mais avec cette différence

qoe le Premier connaît ce qui sort de lui, et le veut

d'une volonté qui est la même chose que sa puissance.

et le réalise par une puissance qui est la même chose

I que sa connaissance, en sorte que tous ses attributs,

volonté, science, puissance, et les autres, se réduisent ft

son essence. •• Rien n'est absolument pur de tout défaut

t que l'Élre premier; il est le Lien suprême; il possède

la grâce et la beauté parfaites. Il est aimé, qu'il le soit

' ou non par d'autres que lui, de même qu'il est intelli-

I gent et intelligible, qu'il soit compris ou non par d'auti-cs

que par lui. Tous ses attributs sont des abstractions qui

[ «g^fient son essence, qu'il perçoit son essence et qu'il

la comprend. La compréhension qu'il a de .son essence

est identique à l'essence même, car il est intelligence

[ pure, et ainsi tout se ramène à un seul sens. ••

— lUusinn, répond Gazali * ; en vnin, en niant le ca- [ ractère positif des attributs divins, ces hérétiques croient [ échapper à la nécessité de reconnaître des distinctions [ dans l'être <le Dieu. Leurs prétentions sont chimériques. (i^our lui, il ne s'effraie pas de cette multiplicité que l'in- Utgence humaine découvre en Dieu, car il a de l'unité Fd'un êti-e une conception beaucoup plus psychologirpic, |l.*anîté personnelle n'est pas une unité arithmétique, F mais bien une unité vivante qui n'exclut pas In |- diversité. .\ quoi bon chercher à nier cette variété

L Question''..

i\v \n vip divine dont malçrc loiit ri-vidcnro s'impose?

Lorsque Avicenne admet que Dieu connaît autre chose que lui-même, sans conteste il affirme en lui une multiplicité. Il distingue au moins Iti connaissance qu'il « de son essence et celle qu'il a d'autre chose. Il y a des philosophes qui ont nié que Dieu connût autre chose que lui-même; mais Avicenne, dît-il, a rougi de cette opinion honteuse. Au reste, si le monde sort nécessairement de lui, Dieu n'a ni(?mo pas besoin de se connattre soi-niôniei: il peut faire émaner le monde înconscienimeut, connue le soleil fait émaner ses rayons.

Gazalî reprocbo aux Philosophes de n'avoir pas donné d'essence, de quiddité à Dieu*; ils ont voulu qu'il fiU ^tre pur, afin de n'avoir pas à distinguer en lui la ([uiddité de l'être. Plus psychologue, noti'e imam maintient que Dieu, comme toute personne, a une essence, et ne croit pas par cette affirmation porter atteinte à son unité véritable. — Il fait encore aux Philosophes cette objection de n'être môme pas capables, du moment qu'ils admettent l'éternité de la matière, de démontrer que Dieu n'a pas de coq)s'; qui ne peut pas prouver que le monde est produit, ne peut pas établir que le monde n'est pas Dieu. Dans les questions relatives à la procession de la multiplicité par les sphères, Gazali se montre à la fois très modéré et très dégagé des influences grecques. ï,a proposition que le ciel est un

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