L LUTTE CONTRE LES PIIILOSOPUKS
, aniiiinl est pour lui une puro hypothèse'; il n'a pas tle preuve rationnelle k opposer à cette iloctrine: mais il défie les Philosophes d'en apporter en sa faveur. Certes, Dieu est assez puissant pour placer la vie en tout corps; mais nous ne savons pas si en fait il l'a donnée au ciel; les arpumenls des Philosophes sur ce sujet sont bons tout au plus pour autoriser une présomption. — Nous rievons reoonniitlre ici que l'attitndc de Gazali est beaucoup moins celle du scepticisme ([Ue du lion sens.
Abordons maintenant la grave ■[uesliuii de la spîritunlHé de l'àme '•'. Sur ce point la critique de t^azalî est assez Dgtdière, à mon sens, et nous allons voir se justifier dans I mie large mesure la réputation de sceptique que lui ont I faite les savants uindernes. Les Philosophes avaient I donné de la spiritualité de l'Ame plusieurs preuves dont [ quelques-unes semblaient fortes et de nature à sei-vir et I à consolider la foi religieuse. Gazali les éuumére, le.s I expose, les analyse, puis avec une sorte de plaisir de I dilettante, il les fouille, les dissèque, les- décliii'e et n'en f laisse substituer rien. Il compte dix de ces preuves; [nous les condenserons en un plus petit nombre.
Les connaissances intellectuelles, avaient dit d'abord [ les Pliilosophes, résident dans rftnie de l'homme, et [ elles sont indivisibles; orle Heu de l'indivisible doit ûtre