SA VIE ET SA BIBLIOGRAPHIE
' Khalife Alibaside. Elles ont une versatilité qui rcssemblo Là de l'indépendance.
En Occident, à la faveur des lUvisioos qui useut l'islam I ainsi qu'en Orient, les chrétiens regagnent du terrain; I Alphonse de Castille reprend Tolède (VIS), après l'avoir I bloquée sept ans. Mois Yousof bon Tàchefin l'Almora- [ «de vient du Maroc avec ses Arabes pour secourir ses I coreligionnaires, défait Alphonse à ZellAka en 480, et I unifie entre ses mains l'Espagne musulmane. Trente-cinq 1 ans plus tard (515), l'empire des Almoravides est à son I tour ébranlé par la révolte d'un Iioinme se faisant passer I pour Mahdi et descendant d'Ali, quoique berbère, Ibn I Toumert. Ce personnage a connu Gazali en Syrie*, et I après avoir suivi les opinions de l'école achai'ite, il a ■ Tersé dans des doctrines motazélites. A la suite des I prédications do ce Mahdî, un de ses disciples, Abd el- Bfouinin, conquiert le Maroc et fonde la dynastie des Almohades.
ïs Ismaéliens acquièrent une grande iuq)ortancc en
ie, sousle Khalifat de Mostazhir. L'un d'eux, llnçanlbn
bbfth, aventurier originaire de Mer\', qui a commencé
* être dd'i (missionnaire) pour les prétendants Alîdes,
ire de la place d'Alamout, dansle Déllem, eu 483, et
f établit une dynastie. (Ute des MélAhideb, Cette dynastie
durera jusqu'à l'invasion mongole.
A ce moment, c'est-à-dire peu de temps avant la
nort de Gazali, se produit le grand mouvement des
. BittoiTt dtiAlmahadet^iAiA el-Wâhid Merrlhecbi, tmd. Fagnan,
Croisades. Jérusalem est prise par les Francs en 492. Dans ce choc terrible l'islain se ressaisit, et il retrouve un peu de colu^sion sous la main et par les (nomphes du Kurde Saladin. Celui-ci met fin au khalifat Frttiraide d'Egypte, et y substitue la dynastie des Sultans Êyoubites sous la suzeraineté des Khalifes de Bagdad.
Mais voici qu'un peu plus fard un nouveau flot de Turcs s'avance du fond de l'Asie ; tout l'Occident eO'rayé l'aperçoit comme un horizon de sang-. Les Mongols, sous la conduite de Djenguiz Kban, puis de Touli Khan et de Houlàgou, dévastent l'Asie centrale, ruinent les villes célèbres Nlsâbour, Bokhàra, Samarkand, Rey et passent leurs habitants au fil de l'épée. HoulAgou anéantit le Khalifat de Bagdad (656). — Une dernière poussée de Turcs, celle des Osmanlis, ouvrira l'âge moderne.
Dans ces tourmentes les docteurs continuent leurs disputes, les mysti<iues se détournent à. peine de leurs contemplations. Ces grands conquérants, ces honunes de proie s'occupent d'eus tantôt pour les persécuter, tantôt pom' les protéger. La persécution et la prolectioii ne viennent plus guère du Khalifat lui-nienie.trop usé pour être un ressort ou même un obstacle. Le temps des Mansour et des Mamoun est passé ; celui aussi des Motasim et des Wàtik qui mettaient les docteurs à la torture pour les forcer à reconnaître que le Coran était créé. Les dynastes jouent vis-à-vis des hommes de pensée le rôle délaissé par les Khalifes. Féna Khosraw, prince Bouyide, qui tint de 367 à 372 une cour brillante à ChtrAz, avait reçu de ses ancêtres l'attachement aux doc-