L'ANCIENNE PORCELAINE DE V1NCENNE5 ET DE SÈVRES
tendre jusqu'au vert olive foncé, nous utentionneroDs tout particulière» ment le vase (n" &i7 bit, à H. le baron Selliëre) en forme d'urne, avec
(CoIlKtiond* U. Aog. SichsI.)
guirlandes en relîel et médaillons en camaïeu gris ; malgré ce que peut
d«vOD8 signaler cependant une petite tassa et sa soucoupe b léger décor d'oiseaux et de fleure (n<> 486, ï M. A. Pannier), essai non terminé, samble-l-il, qui bit regretter qne ce genre de décoration n'ait pas été continué.
Xiz. — 3* Piaiont. B8
fiSS GAZETTE DES BEAUX-ARTS.
avoir d'un peu cboquaot, au premier abord, sa base cylindrique tronquée, posé, pour ainsi dire, en équilibre sur an socle à cannelures, ce beau vase est, sous le rapport de U fabrication, de l'exécution et de la dorure, une des œuvres les plus parfaites que la céramique ait produites.
Le succès qui avait suivi les vigoureux eflbrts tentés depuis la réorganisation de la société et l'importance qu'avait prise la &brication, en rendant nécessaire la création de nouveaux ateliers et en exigeant, par conséquent, un local plus vaste que celui qui avait été concédé dans le principe, détemiinërent le transfert de la manufacttu^ dans des b&tinients spécialement coostruits pour elle à Sèvres; le souvenir de l'ancienne manufacture s'effaça bien vite, et bientôt, alors comme aujourd'hui, on ne connut plus que Sèvres ; mais il n'en est pas moins vrai que Vost à Vincennes que furent fabriquées, de 17A8 h llbQ, les plus beUes pièces de pâte tendre, celles qui établirent duis toute l'Enrope la renommée de )& porcelaine de France, comme on l'appelait alors. A partir du moment où Louis XV prit la manufacture à sou compte, les intendants de la maison du roi qui étaient chargés de sa haute administration et les directeurs, qui avaient une remise assez élevée sur les ventes, cherchèrent par tous les moyens possibles, les premiers par zèle, les seconds par intérêt, à faire prospérer le nouvel établissement, au point de vue commercial bien 'plus que sous le rapport véritablement artistique. On abandonna ces recherches savantes qui avaient conduit autrefois & la découverte des beaux fonds que nous avons signalés plus haut, et c'est à peine si on sut tirer parti de l'application sur la porcelaine tendre, faite par Parpette, vers 1776, des émaux translucides pouvant être employés en épaisseur. Il y avait là en germe tout un système nouveau de décoration auquel on ne pensa même pas, et on se borna, sur les modèles déjà fabriqués, à tracer des cordons ou des guirlandes de perles d'émail posées sur des paillons d'or et accompagnées de petits médaillons en réserve dont l'encadrement était formé par des plaques d'or mince délieatement repoussé et gravé et fixées sur la couverte an moyen de fondants incolores ; c'était un véritable travail de bijouterie, fin et délicat, qui montre, par sa perfection même et par l'effet charmant obtenu ainsi sans grands frais d'imagination, tout ce que les habiles artistes de Sèvres, dirigés dans cette voie, auraient pu trouver de nouveau et d'imprévu. La belle paire de vases (n* 507) qui appartient & M. le baron Gustave de Rothschild, est certainement un des spécimens les plus remarquables dus à ce genre de décoration, dont l'application plus simple, mais qui n'en est pas moins des plus charmantes, se trouve représentée par le