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Lei Arli induitrieli en Etpagne

fermait un grand nombre de parmi dipinti alla froacete^, et le connétable de Montmorency fit faire par les ateliers de Fontainebleau, sur les dessins du Primatice, une tenture « peinte sur toile d'argent avec des couleurs claires », destinée à l'bfttel des Montmorency à Paris.

M. Eug. Piot dans le Cabinet de l'amateur et le baron Davillier dans une notice spéciale* ont parlé longuement des cuirs d'Espagne ou Guadamacileê.

Quant à l'historiette de Diogène, elle est connue ; Sabba nous dit luimême que, de son temps, on l'attribuait à plu^eurs personnages. On l'a mise notamment sur te compte de l'ambassadear d'Espagne, en visite chez Imperia, et crachant à la figure d'un domestique faute de pouvoir, disait-il, le faire ailleurs. C'est un de ces ana qui courent le monde depuis longtemps et servent toujours.

Après avoir parlé des autres, Sabba va maintenant nous parler un peu de lui. Nous connaissons déjà son goât pour les beaux ouvrages, ses liaisons dans le monde des artistes ; nous savons comme il apprécie leur caractère et leurs œuvres. Dans un autre Rtcordo*, à propos de l'éducation de la jeunesse, il trouve moyen de placer un éloge éclatant du Bramante, et glisse un compliment à l'adresse d'un autre de ses amis, l'orftvre Pietro Antonio del Castello. Ailleurs*, îlgourmande h ces ignorants qui n'estiment que la grâce, la délicatesse et le fini du coloris, sans s'inquiéter du dessin, en quoi consistent le talent, le nerf et la dignité de la peinture ». Les images tirées de l'art lui sont familières: comparant son parler lombard « plus ou que les autels le vendredi saint >, avec l'italien fleuri de son temps : « parfois, dit-il*, une esquisse, une simple ébauche au charbon ou à la plume font autant de plaisir que les figures patiemment enrichies d'or et délicatement colorées ; parce que l'esquisse fait mieux voir et mieux sentir la noblesse de l'art. > Il dira encore que les noms pompeux conviennent à certaines personnes « comme une selle magnifique, damasquinée et incrustée d'or, k l'ftne du moulin >* ; ou bien <[ le talent, placé dans un corps honnête et vertueux, ressemble à une pierre précieuse d'Orient enchissée dans un or très pur et de grand prix'. ■

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