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7. Rie. 4 1 0, Voir aussi le Rie. 443 où il parla de copies d'après le Giotio, ol le
SABBA DA CASTIGLIONE. 151
Hais la passion de notre amateur n'est pas seulement littéraire et platonique; il a, comme les autres, un cabinet peu nombreux à coup sûr, mais bien choisi :
Encore que je sois un pauvre cavalier, j'ai décoré mon pflit cabinet d'une t61e de saint Jean -Baptiste, Agé d'environ quatorze ans, de ronde-bosse et d'un très beau marbre de Carrare, de la main de Donato, laquelle en vérité est telle que, si ses autres ouvrages avaient disparu, celui-là seul HutGrait à l'immorlaliser dans le monde. J'ai encore une figure d'un saint Jérôme de terre, mais imitant le bronze, presque de haut-relief et de la grandeur d'une coudée, ouvrage i'Alfonso de Perrare (Airooso Lombarde'), que l'on peut hardiment paraagonner b ses autres ouvrages les plus famens. Pareillement, un petit tableau et deux lËtea encadrées, l'une de saint Paul et l'autre de saint Jean-Baptiste, de la main de mon vénérable Père Fra Damiano de Bergame, les trois ouvrages très excellents; voire il me paraît que, dans la télé du saint Jeao, le boa Père, se surpassant lui-même, a montré l'extrême et l'ultime de ce qu'il savait faire. Item, une urne antique d'albitre oriental avec quelques veines de calcédoine, laquelle assurément ne le cède à aucun vase d'albâtre que j'aie vu jusqu'à l'heure présente, bien que j'en aie vu beaucoup h Rome et ailleurs. Si ce.* objets ne m'appartenaient pas, peut-être je m'étendrais davantage à les louer, comme ils le méritent... J'ai encore beaucoup d'autres petites choses desquelles, vu qu'elles ne sont pas de l'excellence et de la dignité de? autres, je ne ferai aucun mémoire.
Sabba n'en dit pas plus ton-;, l'amateur ne montre que la fleur de son panier ; c'est assez pour Taire deviner le reste. Aussi bien nous pouvons contrôler nous-mfimes la sincérité de ses éloges. Par une de ces bonnes fortunes si rares dans l'Iiistoire de la curiosité, presque tous les objets désignés par l'amateur n'ont pas changé de place depuis trois siècles et demi : le petit saint Jean de Donatello, le tableau de Fra Damiano et l'urne funéraire d'albâtre, qui se trouvaient naguère encore au presbytère délia Commenda de Faeoza, ont été placés à la Pinacoteca communale, et le Mt'nt Jérôme de Lombardo appartient à un amateur de la ville, M. l'abbé Domenico Valent!. Le saint Jean mérite sans réserve tous les éloges de son aTicien possesseur : naturalisme plein de grâce, expression naïve, ouverte, prise sur le fait, chevelure souple, vivante et soyeuse, exécution d'une délicatesse achevée, l'œuvre est exquise. Le maître affectionne ce type de saint Jean-Baptiste enfant ; il l'a souvent répété ; nulle part peut-être il n'a mis autant de naturel, de charme et de sincérité. (Voir le dessin *]. Le saint Jérôme d'Alfonso Lombardo, haut-
Ric. 13 : * if* coMenlarô co i mtei vili, grossi, tt mat maeinati cotori, baver de' pimo, tmxi havere di grosto con un granalello lirato un sckixzo, una macchia, et una bozza d'un Prendpe, corne a me pareria che esser dovetse. ■