‹ Gazette des beaux-artsChapitre 43 sur 148 · Van da Q»n, p. «8, M · texte numérisé non relu

Van da Q»n, p. «8, M

5. Artida de U. Pinchut duii Thi Chrmidi, da LoDdtaa, l" Hnier ISSS, p. 110. e. TatOrt [abrict, p. ciii.

7. Uichieli, eArt jtaMond dan* ^Btt it le Midi dt la Fntut; Fuli, 1S77, p. 4SI al toi*. S. Rock, p. cxir, doconnnl d« tSOS. — Fini rqnrl oflht rotai eammiêdm on kitlorieol mauuerIpU p. -M.

cipaux capitaines anglais. Disons à la décharge de l'amiral et de son peintre qu'ils pouvaient s'autoriser de l'exemple des tapisseries de Middelbourg, conçues dans des données apalogues, et qu'un siècle plus tard, sons Louis XIV, on représenta encore aux Gobelins la Bataille navale de Messine dans le même esprit d'exactitude. Les six tapisseries composant la Défaite de l'Armada ornèrent, jusqu'au fatal iacendie de 4834, la chambre des Lords. Elles ne sont plus connues aujourd'hui que par les gravures de John Fine' et par des Tragraents que la comiesse de Wilton a signalés chez la corporation de Plymouth.

Pendant ce siècle encore, nous voyons la poésie s'emparer des merveilles de l'art textile. Spenser {t&SO-1599) le Tait plus d'une fois intervenir dans ses charmants décors. Quant au grand Sliakespeare, il ne se borne pas i lui assigner un rôle coosidérsble dans la fameuse scène du meurtre de Polonius, il décrit dans te plus grand ^[aii une suite représentant YHittoire de Clëapâlre,

La création de la manufacture de Horllake est une date capitale, non seulement dans l'histoire de l'art anglais, mais encore dans les annales de la fabrication européenne. Deux peintres illustres, fiubens et Van Dyck, ont attscbé leur nom à cet établissement, qui s'est illustré en outre par le lissage des Actes det Apâlret et de VUiiloire de Vulcain. La perfection technique y répond à la beauté des modèles. Pendant tout le XTii" siècle, les produits de Mortlake, on est en droit de l'affirmer, n'auront à redouter que la concurrence de ceux des Gobelins.

La manuhcture de Mortlake est due b l'ioilistive de Jacques I" (4603-1(133). Ed 16<9, ce monarque fit venir des Flandres un grand nombre de tapissiers babiles, les installa ii Mortlake, i quelques lieues de Londres, et les plaça sous la direction de Sir Francis Crâne, chancelier de l'ordre de la Jarretière. Une subvention anDuelle de 2,000 livres sterling, les encouragements du priocB de Galles, du duc de Buckingham et d'autres membres de l'aristocratie permirent à l'établissement naissant de se développer repidemenl*. Dès le mois de novembre 1630, le secrétaire de l'ambassade des archiducs i Londres signalait à ses maîtres cette tentative propre à inspirer aux Pays- Bas les craintes les plus sérieuses; il évaluait à plus de cinquante le nombre des ouvriers recrutés de l'autre cèté de la Hanche. L'enquête prescrit« par les archiducs prouve avec quelle habileté le gouvernement anglais avait procédé il cet embauchage; il nous révèle en même temps les noms de quelques-uns des émigrants : lusse Ampe, de Bruges, Josse Inghels, Jacques Hendricx, Pierre Foquentin et Simon Heyos, d'Audenarde '. Les Van Quickelberghe, d'Audenarde, qui se rendirent en Angleterre vere 1630*, wocoururent peut-être aussi aux travaux de la nouvelle manufacture.

II est difficile aujourd'hui de se rendre compte de l'état réel de la manuracture, de ses ressources, de sa prospérité. Sir Francis, & l'ent«ndre, aurait consacré à l'entreprise plus de 16,000 £;dans une lettre au roi Jacques, il déclare Tormellement que ses ressources sont épuisées '. D'autre part, l'auteur d'un rapport présenté au roi Charles vers 4630, signala les bénéfices énormes réalisés par le directeur de Mortlake; il les évalue à pins de 4S,000 £ pour quatre exemplaires de {'Histoire de Vidcain et d'autres suites, non compris le gain que lui ont procuré les tapisseries vendues à des

1. Tlu Tapulrg haiiglnji of llu tunui of LorO»; Landrn, i' Mittov. S. CnJflidar af State Papirs. Domatic; ISIS, p. 71. V. Article da U. pinchut dui The Oumiclt, hc. eU.

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