‹ Gazette des beaux-artsChapitre 48 sur 148 · BoDiiaa». Ibid · texte numérisé non relu

BoDiiaa». Ibid

Ion}; — les portraitB de Vao Dyck et de Bir Pronds Crâne, k KdoIb; —un autre portrait de sir Francis, à roi-corp^, avec le collier de saint Georges, chez M"^ Harckbaro, doDt le nom de Taniilte était Crâne; un Saint George» luani le dragon, chez la mâme dame (peut-être identique à la copie du 5atnl Georget, de Raphaël, conservée chex lord Clifford, ii Iroham, Lincolasbire)' ; les (^tre Saitont, commandées par l'arcbe- Tâque Guillaume d'York, pour la somme de 1,S00 liv, sterl.; — et enOn VHisloira de Héro et de Léandre, celle de Diane et de Calitto et une suite de Cheeaux. ,

La mort de Sir Francis avait singulièremeot compromis l'essor de la manufacture de Hortlake. La pénurie du Trésor et surtout les troubles civils la moDacèreot dans soQ existence mémo. On sait qu'après l'exécution de Giarles l" Cromwell St vendre aux enchères les précieuses collections formées par l'infortuné monarque. Les tapis* séries, aussi bien que les tableaux, trouvèrent un asile en France. Quant à la manufacture dont étaieut sorties tant de merveilles, elle végéta iristement, trop heureuse de ne pas sombrer dans cette épouvaulable tempête. 11 résulte d'une enquête ordonnée par le Parlement qu'à ce moment l'établissement comprenait une salle longue de quatre-vingts pieds, large de vingt, avec douze métiers; une antre, moitié moins longue, avec six métiers, et une salle de peinture ou « limning room * ».

Après la restauration des Stuarts, en 1661, Sir Sackville Crow appela ratlention de Charles II sur la décadence de la manufacture, qui avait jeté un si vif éclat sous le règne de son pèra et bous celui de son aïeul, e{ offrit de se charger de son relèvement Le ■ Council for trade » émit un vote favorable i cette demande : il signala notamment la oécesstlé de frapper de droits élevés les tapisseries étrangères, et de former une corporation qui serait d'abord placée sous le conlréle du Soi, mais qui dans la suite s'ouvrirait à tous les candidats. Eu 1661, Sir Sackville fut nommé directeur de la manufacture, avec une subvention annuelle de 1,000 £, i ce qu'il semble; il remplit ces fonctions jusqu'en 4667, époque &. laquelle le comie de Cntven et d'autres seigneurs se chargèrent k leurs risques et périls de l'entretien de rétablissement, derechef fort compromis *. On manque de détails sur celte nouvelle phase de la tapisserie anglaise; nous savons seulement que Charles 11 confia an peintre Yerrio la corn* portion des cartons néceasaires h la manufacture. La BalaiUe navale de Solebay, commandée par Charles II, postérieurement à 167t, et conservée à Hampton-Court * ne semble toutefois pas se rattacher i ces efforts, très certainement fragmentaires.

Il est peu probable que la manufacture de Hortiake ait survécu i la révolution de 1688. Cest aux Flamands que le fondateur de la dynastie d'Orange demanda de perpétuer le souvenir de ses victoires. Le peintre Jean Lotlin, les tapissiers Clerck, Tander Borcht, de Vos et Cobus reçurent de Guillaume III la mission d'exécuter la Bataille de Bretgate, la Descente de Torbay et la Bataille de la Buyne '.

Par leur nombre les ateliers anglais du xviii> siècle l'emportent sur ceux du siècle précédent, mais aucun d'eux ne saurait se comparer à la manufacture de Hortiake,

Commençons par écarter la fabrique créée par le graveur Jacques Christophe Le Bien (4670-1741); on y exécutait, non pas des tapisseries faites à la main, mais des

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