‹ Gazette des beaux-artsChapitre 49 sur 148 · Wtolan, 'm Tapiatriti bvftUoifu, p. m · texte numérisé non relu

Wtolan, 'm Tapiatriti bvftUoifu, p. m

imitations obtenues pir ud mfcaaUme rappelant celui qal est eo nsag* pour les brocarts*.

Vers le milieu da siècle, un capaciD détroqué, Norbert-Parisot, établit une fabrique de tapis genre Savonnerie. Dans une t»«cbure spéciale, ce personoage nous Tait conuttre l'bistoire de l'élabliasemeot fondé par hii, en même temps qu'il nous initie i ses projeta. It raconte que, en 1750, deux ouvriers de Cbaillot se mirent en relations avec lui el commeDcAreot l'eiécation d'un tapis (carpet) destiné ï une salle de Westminster. S'élaot brouillés avec leur chef, celui-ci en fit venir d'auiros, avec lesquels il s'établit en fin de compte à Fulliam, où le voisinage de la rivière lai offrait des facilités exceptionnelles. An moment où il traçait ces lignes, sa fabrique, dit-il, avait acquis assez d'importance pour loger cent ouvriers. Hais Psrisot, miné par ses prodigalités, ne tarda pas k prendre la fnfte. Son successeur Passavant transporta l'établissement à Bteter, mais fut impuissant k relever la fabrique un instant assez prospère *.

Sur une sutre fabrique anglaisa conlemporaine , nous possédons le témoignage d'un arcbéologue autorisé, le Bév. D. Rock. Nortbumberlaod-House, dit-il, renferme une salle tendue en entier de larges tapisseries, spécialement fabriquées ponr elle à Soho, en 17S8. Elles représentent, d'après les compositions de Prancesco Zuccberelli, des paysages aux hauteurs boisées on couronnées de temples en ruine, avec des groupes de paysans. Ajoutons qu'ailleurs Rock attribue à un atelier établi b Soho, au xvu* siècle, la Remite det clefs à taùtl Pierre^ d'après BapbaSl, tapisserie conservée au South-Kensington Muséum ';

D'après un renseignement communiqué par H. Dautzenberg-Brequenié, un atelier établi à Londres par P. Saunders tissa lea quatre pièces suivantes sur les cartons de Leprince : I. Un chameau chargé de bagages, conduit par un homme armé d*une lance, — II. Un cheval couvert d'une draperie rose et tenu par un homme coiflé d'un turban. — III. Deux femmes jouant aux dés et divera autres personnages (Signé : P. SAUNDERS. LONDON). — IV. Des Bnfants.

Des élémenU qui précèdent résulte cette double conclusion : l'Angleterre, contrairement à l'opinion commune, a possédé, à partir de la Renaissance, une série presque ininterrompue d'ateliers de haute ou de basse lisse, et plusieurs de ces ateliers, notamment celui de Hortlake, comptent parmi les plus brillants dont s'honore la tapisserie.

11 y aurait de l'injustice à ne pas rappeler ici la généreuse initiative réoeroment prise parle prince de Galles. Se souvenant de l'exemple de Jacques I" et de Charles I", l'héritier présomptif de leur trône a créé i Windsor, avec l'aide d'une vingtaine d'ouvriers d'Aubusson, un atelier qui donne les plus belles espérances. On trouvera, dans un des numéros du Figaro de 1883, et dans la déposition de M. Léopold Gravier b la commission d'enqu(t« sur la situation des ouvriers et industries d'art*, d'iotéressants détails sur cet établissement, auquel nous souhaitons une langue durée, an brillant avenir.

1. (ITSIJ ' Aecoiuit ot Ut prloclplM lu printing, la tmiUtiOB ot ptioUiiit. ud ot vMwing UpoMcy II fit* (uia mumer « broode*. — PUI. 7V«u., Abr. VU, 471. {WtU, ANIoAui triteiinica.) B. Vojn la BailtUn it Ij S«^^ ii nimrirt it fart /««Hfolt. (. lU, p. »•« «1 IM. s. TaAit /ïtrfat, p. CUT. Cf., p. SM

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