‹ Gazette des beaux-artsChapitre 6 sur 148 · Perkins · texte numérisé non relu

Perkins

iiOLa iTALiiHHi uu ivi* tikoLi. — (CoIImUoq du buoa D XIX. — V PKMODK.

gnac et payés 100,000 francs, par M. Spitzer, à la vente de Couvreur. Peut-être faut-il recoonaltre dans cet ouvrage la maiD d'Alfonso; les épilhètes de dolce et dilettevole que lui deane Sabba s'appliquent assez juiitement au style un peu mignard et précieux de ces bas-reliels*.

PaganÎDO, surnommé Hodanino, de Hodène, s'appelait Guide Mazzoni; sculpteur distingué, il avait fait beaucoup de terres cuites peintes au couvent du Mont-Olivet, près de Naples*. C'est lui que Charles VJII rencontra lors de son entrée à Naples et ramena en France, où il séjourna près de vingt et un ans *.

A propos du bas-relief des Jgnudî délia caiena, Vasari rapporte que . PoUajuolo u grava sur cuivre un combat d'hommes nus, ceints d'une chaîne » ; plus loin, il ajoute que le même arUste « fit un bas-relief de métal représentant un combat d'hommes nus; que ce bas-relief fut envoyé en Espagne, qu'il était très l'emarquable, et qu'on en trouvait, à Florence, une épreuve de plâtre dans tous les ateliers ». L'estampe de Pollajuolo est connue; elle porte l'inscription : Opm Antonii PollajoU florentim. Quant au bas-relief, on ignore ce qu'il est devenu ; le musée de Kensington conserve un beau moulage de terre cuite, pris sur l'original, et le baron Davillier possédait ime des anciennes épreuves de plâtre mentionnées par Vasari*.

Arrivons maintenant aux cabinets de médailles et de pierres gravées :

Il y en a qui recherchent, pour décorer leurs cabinets, les médaillée aoUques d'or, d'argent et de bronze ou, k défaut d'antiquee, les médailles modernes fondues par Giovan Corona, Vénitien, très soignem et très net dans ce travail; — ou les ouvrages très délicats de mon ami Caradotso, lequel, outre sa grande connaissance dans l'art de moolflf les bijoux en métal, en or, en argent, en ronde bosse ou en bas-relief, est uns égal de aos jours, comme on peut le voir dans la ville de Milan par son écriioire d'at^aot faite de bae-reliaf, ouvrage de vingt-six années et certainement divin, — ou les camayeui, les cornalines et les iolaiUes de Pielro maria del Tagliacame, de Menico, de Valerio, de Micketmo et autres maîtres habiles et célèbres dans ce genre de travail ; — mait surtout, si on peut se les procurer, les très excellents et très nobles ouvragée de mon ami Siovanni del Caitello qui, dans les travaux semblables, principalement dans fart <te graver les pierreries et le crislal et de faire les coins des médailles en creux et en relief, a dépassé tons les autres modernes...

Les collections de médailles sont peut-être les plus anciennes collections connues. L'abondance des échantillons, leur attrait historique, les

t. Voir à ce sujet une élude ingénieuse de H. Eug. Piot. Gaz., XVIll, 694. S. Vie de Giuliano da Majano, par Vaeari.

3. U. de Huntwglon s'est beaucoup occupé da cet artiste dans les Archive» de l'art fronçait, «5!, 61, 78 et 79.

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