Cf. Vliwenlaire de la ducheue de Valenlimnt, p
sur un lit et entourée des douze apdtres dans diverses attitudes. Foods d'architecture, de mer et de paysage. Dans le ciel, l'Assomption. Nous empruntoDs aux Annale* an héologiques* une très exacte description donnée par Didron. Elle est nécessaire, car l'aspect païen de la scène reproduite ne laisserait pas aisément deviner le sujet : « Le bas-relief se compose de deux panies. Dans le bas : douze hommes aux pieds nus ou chaussés de sandales découvertes, assistent à la mort d'une femme étendue sur un lit de parade. Ces douze hommes sont les apdtres; cette femme qui meurt , c'est la sainte Vierge. Saint Pierre, babillé d'une aube sur laquelle est croisée l'étele du prêtre officiant, met entre les mains de Marie la palme que l'archange Gabriel avait cueillie dans le Paradis et que saint Jean va porter devant le cercueil de celle que Jésus lui avait donnée pour mère. Saint André, vieillard à la longue barbe pointue, lit dans un livre les prières des morts. Saint Paul, tète chauve, accoudé sur un pupitre, comme attribut des nombreuses épttres qu'il a écrites, chante ou pleure celle de ses épttres où il proclame la résurrection et la vie éternelle. Saint Jean, imberbe, est debout, mains jointes et abaissées en signe de douleur. Un apétre, que rien no caractérise, tient un encensoir, dont il va honorer les restes mortels de la vierge... Dans la partie supérieure, Marie, pied gauche sur les nuages, pied droit sur la tête d'un ange, monte au ciel en compagnie de quatre petits anges ou génies qui lui font de la musique. »
Voici comment celte admirable sculpture entra au musée des Pelits- Augustins : « Le 5 dudit " [pluviôse an II], nous dit Lenoir dans son Journal, n" 219, Il reçu du citoyen Sturler, toujours accompagné de son membre du comité révolutionnaire de la section des Lombards, une voiture chargée de fragments de marbre de toutes grandeurs et de diverses qualités... le tout venant de Saint-Jacques- la-Boucherie. Plus un bas-relief en alb&tre très mutilé venant du même lieu, représentant la mort de la sainte Vierge, ouvrage du xv siècle. » Lenoir classa ce bas-relief aux Pelits- Augustins sous le n° 132. On le trouve sous ce numéro dans les éditions du catalogue du musée des Monuments français de l'an V et de l'an VI, ainsi décrit : « De Saint-Jacques-la-Bou chérie. Un grand bas-relief en albâtre, représentant la mort de la Vierge. Plusieurs figures de ce monument, qui a été très mutilé par les malveillans, sont de ronde bosse; les détails en sont fins et délicats. Ce travail parait dater du commencement du xvi* siècle. » En l'an VIII, le bas-relief disparut du catalogue, et en l'an X le n' 132 fut supprimé. Lenoir, dans le Mu*ée des Monumentt