Oraison fuDêbre de Clande de Lorraine
i. Ces deux portraits sur émail sont conservés i l'bdpilal SaiD(e-Croix de Joioville, Tundé en 1367 par Aotoiaelte de Bourboo et son fils Charles, cardioal de Lorraioe. lia portent 0",^ sur O^.tS. Les plaques, d'un coloris vir, h Tond bleu, sont signées LL ; maintenues par no cadre et fermées par derrière au moyen d'un punneau de bois, elles Tonnaient dans l'origine un diptyque. Derrière le portrait de Claude on
lit : CLAVD8 DB LORBilNE DVC DE GVISE ET DAVBUALLE — BABON OB lOINVILLE — UAHCQVIS RE MBYNK — ET DBLBSVF PEB DE FIAKCB GOVVERNBVH DE BOVBGVOGNB, elC.
Derrière le portrait d'Antoinette : £T uadaue antboimettb de bovbbon — dvcbesse
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L'bàpital de Joinville possède encore les portraits peints de Claude de Lorraine et d'Antoinette de Bourbon, le premier sur toile et le second sur bois. (Extrait de la Revue de Champagne et Brie, mars 4880].
Je dois à l'auteur de la notice qui précède, amateur ans;i savant que modeste, les photographies ioédiles des deux portraits en émail de Léonard Limosin, des ttatues de loinville, de la vue d'ensemble du monnmenl, des sculptures du Grand Jardin, etc. Je tiens à le remercier ici de sa parfaite courtoisie et de son obligeant concours, regrettant qu'il ne m'autorise pas à le nommer.
3. La bibliothèque de l'Arsenal conserve un livra d'Heures de Claude, premier duc de Guise, dont les miniatures et les lettres capitales, d'une grande richesse, sont un ouvrage français.
i. Testament de Claude de Lorraine, codicilles du 31 juillet 1549. Archives d'Orléans, inveot. de Joinville ; de Bouille, Hisloire det duct de Gvtie, I, 320.
fi. Voy. la Première journée de la Bergerie de Remy Belleau.
6. Le Château d'en bas et les jardins.furent incendiés et dévastés par les Impériaux, en <Gi&. On trouvera dans les Mémoiret de la Société archéologique de Lanijret,
316 gaze;tte des beaux-arts.
Edmond du BouUay, roy d'armes de Lorraine, a décrit par le menu (( le très excellent enterrement de très hault et très illustre prince Claude de Lorraine, etc. * ». Les obsèques furent semî-royales; l'elfigie « qui représentoit le feu prince jusqu'à n'y rester que la vie,» était placée sur un lit d'honneur recouvert de trois draps, « l'un de fine toile de Hollande, le second de velours noir paré d'hermine mouchetée, le troisième de drap d'or frisé et diapré. » Le corps , vêtu d'une « fort riche chemise de toile de lin excellemment ou\Tèe , » avec un « pourpoint de satin gris et des chausses de même couleur, n portait une « petite saie de satin cramoisy » et des «bottines de drap d'or avec revers de satin cramoisy broché». Sa robe était de « drap d'or frisé diapré , les manches venant jusqu'aux coudes. » Par-dessus a fut mis son grand manteau de duc, fils de roi, et depairde France, de velours cramoisi violet, fourré d'hermine, avec une agrafe d'or, où il y avoit pour plus de trois mille escus de pierreries ». Les mains étaient jointes et « les doigts enrichis, par-dessus les gants, de riches bagues et pierreries très excellentes de la valeur de quatre mille escus. » La couronne ducale, faite d'un cercle d'or avec fleurons et boutons perlés, était enrichie de " pierreries et estimée valoir quatre-vingt mille escus. h
Le corps fut inhumé dans l'église collégiale et paroissiale de Siùnt- Laurent, dépendant du château de JoinviUe, « au côté droit de la chapelle des princes *. »
Claude de Lorraine avait eu douze enfants; neuf lui survécurent, dont six nis : François, le plus^llustre de la famille, qui fut second duc de Guise; Charles, cardinal de Lorraine, archevêque et duc de Reims; Claude, duc d'Aumale ; Louis, archevêque de Sens et cardinal ; François, grand prieur de Malte et général des galères de France ; René, marquis d'Elbeuf et générât des galères après son frère.
De concert avec ses fils, Antoinette de Bourbon fit élever, dans l'église de Saint-Laurent, un mausolée superbe à son mari. La chapelle des Princes renfermait déjà les tombeaux de Jean, sire de Joînville, le célèbre historien de saint Louis; d'Anselme, son fils; de Marguerite, son arriërepetîte-fille, et de son mari, Ferry de Lorraine, seigneur de Guise; de Ferry II et d'Yolande d'Anjou, sa femme ; de Henry de Lorraine, évêque de Metz. Le nouveau mausolée fut élevé dans un bâtiment pris dans le fond de la chapelle et formant saillie en dehors de l'église. Une galerie coutome I", une notice étendue de H. Feriel sur le Grand Jardin, accompagnée d'une lithographie.
i. Paris, I5S0.