NAIADE.”—PORTE-LUMIERE COQUILLE DE NACRE PAR GURSCHNER
avait visité Tunis et, captivé, s'était fixé en Afrique où maintenant il passait tous ses hivers.
Avec ses cheveux coupés en frange sur le front, sa barbe noire taillée en pointe et striée de fils d'argent, son teint légèrement basané, M. Rochegrosse à vaguement l'air d’un mage d'Orient et pourtant :l est né a Versailles; mais sans doute Fair ambiant au milieu duquel il grandit dans un milieu littéraire, romantique, et la fréquentation constante de maîtres tels que Flaubert, et Théodore de Banville, par lequel il fut élevé, celui-ci ayant épousé sa mère en secondes noces, eurentils une influence prépondérante sur son génie en même temps que sur son individu.
“Ma vocation pour la peinture ou plutôt pour l’art, est toute spontanée; mon beau-père, qui m’éléva, car il s’occupa de moi dès l’âge de cinq ans, ne fit rien
our la forcer; il considérait qu’il faut aisser la plus grande liberté sous ce rapport à chacun, mais certainement sa tutelle ne fut pas étrangère à cetto orientation. À l'âge de dix-huit ans, ayant crayonné toute ma vie, M’'ayant pas encora trouvé ma voie dans le genre où je me
suis lancé depuis, je faisais des dessins très modernes, ayant collaboré même avec Forain à l'illusttion du journal ‘La Vio Moderne.’ |
“Pourtant à vingt-et-un ans, j'ai obtenu une troisième médaille avec mon tableau “Vitellius Traîñé par la Populace dans les Rues de Rome,” depuis jai entrepris des genres différents. Un des mes plus grands tableaux, “La Fin de Babylone,” qui mesure neuf mètres sur sept, appartient à un de vos compatriotes, M. Carver, de Boston, auquel je l’ai vendu il y a plusieurs années.
“Actuellement, je suis chargé de la décoration d’une chapelle funéraire très importante élevée par une dame veuve à la mémoiré de son-époux, et dont le plafénd est entièrement orné de mosaïques. J'ai beaucoup étudié les maîtres byzanting à Venise et surtout à Ravenne, et cofme