‹ Gazette du bon ton (volume 4)Chapitre 38 sur 41 · DES FLIRTS ROYAUX · texte numérisé non relu

DES FLIRTS ROYAUX

Il y avait des rois français qui étaient très partisans du flirting. L'on aime bien parler des nombreuses " affaires " du " Grand Monarque " et de celles de Napoléon III ■ — qui était si épris de la séduisante Lola Montez, et d'une jeune fille londonienne de l'aristocratie. Mais l'Angleterre a aussi connu des flirt* royaux. Charles II ne vivait que oour augmenter sa liste de conquêtes. Comme Don Juan, Charles favorisait le système " mille et trois ", mais il était trop honorable pour se servir d'un Leporello. Au lieu de commander à un domestique qu'il fasse un catalogue pour attrister l'épouse fidèle de son maître, le "Gai Monarque" créa ses flirt* duchesse

ou comtesse — ■ selon la profondeur de sa passion errante. Il ne parlait jamais de ses aventures ; " la justice et la discrétion, voici ma devise " affirmait l'admirable amant.

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Henri VIII était le plus grand flirt de tous les soupirants royaux. Il avait l'habitude de prendre au grand sérieux ses jTirtatioiié. " Qui donc commande quand il aime? " disait le prétendant perpétuel à l'ambassadeur espagnol. La citation n'est peut-être pas authentique, mais elle est tirée du compte rendu de Henri VIII, opéra de Saint-Saëns. Toutefois, Henri n'aimait qu'à la folie, et il ne manquait pas de pratique...

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Elisabeth, " la vierge reine " hérita les traits amoureux de son père Henri. Sir Walter Raleigh, débonnaire et galant, avait la permission d'arranger la jarretière de sa souveraine, et le charmant Earl de Leicester était au mieux avec Elisabeth. Les heureux mortels.

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