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IMPRIMERIE E

Vingt-sixième année

25 Juillet 1879

Comité de rédaction : A. DECHAMBRE, président; BLACHEZ, DIEULAFOY, A. HÉNOCQUE, L. LEREBOULLET, A.H. MARCHAND

Adresser tout ce qui concerne la rédaction au siège du Comité, chez M. Dechamhre, 91, rue de Lille (avant le mardi de préférence)

Paris, U juillet 1879

Académie de médecine : Discussion sur les réformes a APPORTER A LA STATISTIQUE DES CAUSES DE DÉCÈS CON¬ STATÉS a Paris. — Pleurésie multiloculaire : M. Noël Gueneau de Mus s y.

La discussion très-animée, mais aussi très-confuse, qui a occupé la plus grande partie de la dernière séance de l’Académie de médecine nous paraît pouvoir être résumée en quelques lignes. Il s’agissait, on s’en souvient, de répondre à une question posée par M. le préfet de la Seine, qui recherche les moyens d’obtenir une statistique plus exacte des causes de décès. Nous avons analysé déjà (p. 373) le. rapport de M. Lagneau. Les critiques qu’on lui a adressées et les propositions qui viennent d’ètre émises ne modifieront guère nos conclusions.

Une statistique irréprochable et vraiment scientifique est certainement impossible à obtenir. Les causes d’erreur qui dépendent d’un diagnostic erroné et celles qui tiennent à la nécessité de respecter les convenances sociales et le secret professionnel sont trop nombreuses pour qu’il soit nécessaire d’insister à ce sujet. Mais la question se pose en d’autres fermes. Est-il possible de modifier les conditions dans lesquelles s’établit aujourd’hui cette statistique, de manière à la rendre meilleure et à ce qu’elle puisse servir de base à une étude des causes de décès, à une enquête sur les conditions saisonnières, telluriques ou sociologiques qui les déterminent? C’est là ce qu’il importe de rechercher. Nous -plaçant à ce point de vue, nous devons reconnaître que le médecin qui a, jusqu’au jour du décès, soigné un malade, est plus apte que le médecin de l’état civil à donner à l’administration le nom de la maladie qui a déterminé la mort. Mais, pour que ce médecin consente à se charger de ce soin, il importe : 1° qu’il ne soit pas mis dans la nécessité de violer le secret professionnel que la loi lui impose; 2° qu’il ne se trouve pas exposé aux vexations administratives qu’une procédure trop compliquée lui créerait nécessairement. Or, la violation du secret professionnel nous paraît pouvoir être aisément évitée par le procédé que nous allons indiquer; et, quant aux tracasseries administratives, elles seraient aussi réduites à leur minimum si l’Académie adoptait la proposition qui lui a été incidemment soumise par M. Léon Le Fort.

Voici donc la méthode qui nous semble la plus simple et qui, si nous avons bien suivi toutes les phases de la discussion académique, répondrait aux vœux qui ont été exprimés. A la mairie de chaque arrondissement se tiendrait un registre à souche divisée en trois colonnes. Chacune de celles-ci porterait, outre le numéro de l’arrondissement, un chiffre spécial, qui indiquerait et servirait à contrôler l’exactitude de la statistique. Les indications nécessaires à l’administration et au

bureau de statistique seraient consignées dans chacune de ces colonnes. Les deux dernières colonnes de ce registre à souche pourraient être détachées et serviraient de bulletins destinés, le premier au médecin traitant, le second au médecin vérificateur des décès. Voici, dès lors, comment il serait procédé :

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