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De lue venerëa, ) dans les années

B. L’impression de deux ouvrages qui n’avaient pas encore vu le jour, savoir :

1 . Brevis commentarius in artern parvam Galeni. Dicté à Montpellier par Du Laurens dans les années 1589-1590, écrit de la main même de l’auteur, et que Patin dut à la générosité de Jean Auber (de Moulins), élève de Du Laurens.

2. Consilia medica, écrit également par Du Laurens, et que Gabriel Naudè confia à son ami.

Patin a enrichi de quelques notes ou scholies les traités De arthritide et De elephantiasi, et il a interprété le traité De lue venerea. Il y a même tout un chapitre de lui à l’occasion de l’origine tant combattue de la maladie vénérienne. Il y défend la provenance américaine, et soutient que ce sont les soldats de Christophe Colomb qui l’ont apportée en Italie.

préparations à la fois coquettes et faciles à administrer, ont été Justement admirées. Eût-il été possible d’arriver à de semiblablès résultats si IeS industriels qui nous Ont montré ces remarquables échantillons de leur habileté n’avaient été mis en mesure, en raison même de l’étendue de leurs relations commerciales, de faire tous les sacrifices d’argent nécessaires pour réussir. La préparation en grand de certaines substances et le perfectionnement de leurs procédés d’enrobage sont monopolisés par un petit nombre de maisons industrielles dont on ne peut donc souhaiter la ruine, parce que le progrès qu’elles ont contribué à réaliser est considérable. D’autre part, il importe dë reconnaître aussi que les perfectionnements apportés en France à la préparation des médicaments est, pour notre pays, une source de revenus qu’un ministre du commerce sera toujours peu disposé à abandonner. Dans l’exposé des motifs du projet dè loi qu’il avait soumis en 1875 à l’Assemblée nationale, M. de Lorgeril estimait à 130 millions de francs le chiffre de la vente annuelle, en France, des spécialités pharmaceutiques, et il estimait à plus de 20 millions le montant de l’exportation de ces mêmes médicaments ; ces chiffres sont infiniment au-dessous de la réalité. Nous ne pouvons en fournir de précis ; mais il est notoire que d’année en année la production et l’exportation de ces produits augmente dans des proportions considérablés. L’immense fortune de certains industriels, fabricants de spécialités pharmaceutiques, en est la preuve. Il nous paraît donc impossible de décider que, l’application rigoureuse de la loi de germinal étant exigée, la plupart des spécialités devront disparaître. D’ailleurs, nous le répétons avec intention, une semblable mesure serait mauvaise, parce qu’elle frapperait d’excellentes préparations et ne remédierait qu’imparfaitement àü mal qu’il faut surtout combaitre. Il nous semble que, dans ces conditions, il importerait surtout de faire un choix parmi les nombreuses spécialités qui s’étalent aujourd’hui à la vitrine de la plupart des pharmaciens et de supprimer toutes celles qui auraient été reconnues inefficaces ou dangereuses.

Les lois et les règlements qui régissent l’exercice de la pharmacie nous paraissent suffisants pour assurer l’exécution de celte réforme. La loi de germinal qui déclare, en effet, que toute préparation qui n’est pas inscrite au Codex, qui n’a pas été composée par un pharmacien pour un cas particulier, enfin qui n’a pas été spécialement, autorisée par le gouvernement ne peut être ni annoncée pi I vendue. L’annonce d’un remède secret est même sévère-

Les Italiens l’ont communiquée aux Français lors de l’expédition de Naples, et les Français n’ont pas tardé à en contaminer leurs compatriotes. Une deuxième scholie établit les diverses formes de la maladie telles que les avait proposées Fernel.

V. — Enchindion anatomique, compilé et dressé en bon ordre par M. Jean Vigier, corrigé et augmenté en cette dernière édition {par Guy Patin). Paris . J. Jost, 1630, m-12.

Nous n’avons pu trouver aucun détail sur ce Jean Vigier, qui a eu l’honneur d’être réédité, « corrigé et augmenté » ar Guy Patin. Nous savons seulement qu’il était médecin à astres. La première édition de ce livre remontait à l’année 1616 (Lyon, in-12 de 206 pages). Patin dédie sa réimpression à Charles Guillemeau, et il y ajoute des annotations à plusieurs chapitres, et un petit traité sur les valvules du

5 Septembre 1879 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE — N" 36 — 567

ment prohibée, et la loi du 29 pluviôse an Xlll indique lès peines qui devront frapper ceux qui contreviendraient aux prescriptions formelles de la loi de germinal (art. 36). Ces dispositions législatives nous paraissent suffisantes, à la condition toutefois qu’elles soient applicables dans les cas, et ils sont nombreux, où il s’agit de combattre le charlatanisme et non de prohiber une bonne préparation. Voici dès lors comment il nous semble possible d’arriver à un résultat utile. Une ou plusieurs commissions permanentes composées de pharmaciens, choisis par exemple parmi les professeurs de l’École de pharmacie, les membres de la Société de pharmacie ou ceux delà Société de prévoyance des pharmaciens seraient chargées défaire un rapport sommaire sur toutes les spécialités non inscrites au Codex et non approuvées par l’Académie de médecine. Pour se soumettre au jugement de ces commissions, tous les fabricants de spécialités seraient tenus de fournir un certain nombre d’échantillons de leur produit, Informulé qui sert à sa préparation, enfin l’indication du prix de vente. La commission s’assurerait que le médicament qui lui est présenté a été préparé d’après la formule qui lui est soumise et donnerait son avis sur le prix de vente. Une commission médicale ou un médecin attaché à la commission centrale qui, sur le rapport de la commission d’expertise, prononcerait un jugement définitif, déclarerait si la préparation n’est point nuisible. Dans ces conditions la vente de la spécialité serait autorisée. Si, au contraire, il était reconnu que le flacon ou la capsule soumise à l’examen de la commission ne renferme que des substances inefficaces ou nuisibles, la vente n’en serait pas autorisée. En aucun . cas le nom de la préparation ne pourrait indiquer, comme il arrive le plus souvent, celui d’une substance qui n’entrerait pas clans sa composition. L’autorisation de vente, qui serait garantie par l’app'ication sur le flacon ou la boîte contenant le produit d’une étiquette munie d’un timbre spécial (ce qui pourrait servir à la perception d’un impôt) n’entraînerait nullement Y approbation du remède nouveau ou de la spécialité mise en vente. Mais celte autorisation serait obligatoire, et toutes les drogues inutiles ou dangereuses qui sont si souvent mises à l’étalage des pharmaciens ne pourraient plusêlre fabriquées. Il serait absolument interdit, toujours en raison des prescriptions de la loi de germinal, d’indiquer sur le prospectus qui accompagne le médicament ou d’annoncer par la voie d’affiches ou de journaux les propriétés thérapeutiques de la spécialité. En d’autres termes le prospectus devrait être pharmaceutique et non médical. Les pilules, les élixirs, les vins, etc., seraient

désignés soit par le nom de leur inventeur, soit par le nom de la substance active qu’ils contiennent, mais il ne pourrait être permis d’affirmer que ces pilules, ces élixirs ou ces vins guérissent infailliblement toutes les maladies ou même une seule maladie. Pour contrôler la préparation et la vente des produits pharmaceutiques autorisés, des inspections fréquentes et inopinées seraient faites dans les pharmacies. Les médicaments spéciaux seraient ainsi fréquemment analysés, et l’autorisation de ventepourrait être définitivement retirée à ceux qui seraient reconnus altérés ou mal préparés.

Nous n’avons pas eu la prétention, en écrivant cet article, d’indiquer une législation nouvelle. Le procédé de contrôle que nous venons d’esquisser pourra sans doute être modifié et, s’il est nécessaire, rendu plus pratique. Il nous suffisait d’avoir essayé de démontrer qu’il y avait quelque chose à tenter pour débarrasser nos pharmacies d’un trop grand nombre de drogues absolument indignes d’y trouver place. Mais nous avons reçu au sujet de notre premier article des communications si intéressantes et des échantillons si remarquables de ce que peuvent le charlatanisme et la mauvaise foi, que nous n’hésitons pas à affirmer qu’une bonne loi sur les spécialités pharmaceutiques devrait avant tout et surtout combattre le charlatanisme médical et les associations entre médecins et pharmaciens que nous n’aurions jamais cru si nombreuses et si difficiles à excuser. Pour arriver à lutter contre ces tristes tendances, il importe surtout de les signaler. Il faudrait qu’il fût permis de dénoncer soit à la tribune des Académies ou Sociétés savantes, soit à l’Association générale des médecins de France, les noms de ceux qui compromettent leur réputation en se livrantainsi aux actes les plus condamnables. La Société de pharmacie ne reçoit pas les pharmaciens spécialistes, ceux qui ne font que de l’industrie et ne méritent plus le titre de pharmacien. Est-il possible d’espérer qu’un jour ou l’autre un ordre du jour motivé et rendu public pourra signalera leurs confrères ceux des médecins qui ont oublié leurs plus impérieux devoirs. Il ne nous appartient pas de résoudre une semblable question, mais nous pouvons ajouter que, pour éviter l’abus des spécialités, il importe aujourd’hui de faire appel aux maîtres qui ont pour mission de former les nouvelles générations médicales. Le jour où, dans les examens et dans les concours publics, on attachera plus d’importance il la thérapeutique et surtout à la thérapeutique pratique, les étudiants comprendront la nécessité d’études qu’ils négligent aujourd’hui parce qu’ils ne sont encouragés qu’à se perfectionner dans les recherches d’anatomie pathologique et de

corps humain. Ce petit manuel anatomique, « nécessaire aux médecins, chirurgiens, pharmaciens, et utile à toute sorte de personnes curieuses », devait être du goût de notre Guy, toujours disposé à rendre la science simple et agréable,

VI. — Traité de la conservation de la santé par un bon régime et légitime usage des choses requises pour bien et heureusement vivre... Paris, 1632, in- 12 (2° édition) de 127 pages.

C’est encore à Charles Guillemeau, médecin de Louis XIII, que Patin dédie son petit livre ; sou but, en publiant ce dernier, fut évidemment de rendre l’hygiène populaire. Aussi, s’écrie-t-il, « vivons donc, ami lecteur, medice et modice, c’est-à-dire selon les règles de la médecine et avec modération, afin que nous vivions longuement et saiuemeut, puisque, selon le docte et incomparable Fernel, quiconque mettra la tempérance et la continence pour fondement de sa vie et de

sa santé ne sera jamais affligé d’aucune incommodité. » Puis notre démophile s’adresse ainsi aux charlatans :

Bonnes gens qui ne pouvez vivre Sans piper et charlataner.

Ne regardez dedans ce livre,

Que pour vous y voir condamner.

Le Traité de la conservation de la santé accompagne ordinairement, mais avec un titre et une pagination séparés, la dix-septième édition (année 1632) du Médecin charitable, de Philbert Guybert. Il a été aussi traduit en latin par G. Sauvagnen, médecin de Lyon (1), et inséré sous cette forme dans le Mediciis officiosus (2), lequel n’est lui-même que la

selon l’advis du médecin ordinaire... Paris, Jean Josl, 1(132; in-8°; 17° édition, (je. livre, le patriarche des livres de médecine, à l'usage des gens du monde, eu un succès prodigieux et atteignit en peu d’années la centième édition.

(2) Medici officiosi opéra, ciro nobili Philib . Guiberto,doct.-med. Paris, authove,

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diagnostic, et qu’ils voient trop souvent leurs maîtres les plus éminents ne prescrire que des spécialités.

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